Le résultat de ses méditations fut qu’elle prit le parti de rejoindre sa tante à Richfield. Elle ne pouvait rester à Bellomont sans jouer au bridge et être induite en d’autres dépenses ; et, si elle poursuivait la série habituelle de ses visites d’automne, elle ne ferait que prolonger les mêmes difficultés. Elle était arrivée au point où une brusque réforme s’imposait, et la seule vie à bon marché était une vie monotone. Elle partirait, le lendemain matin, pour Richfield… Gus Trenor lui parut surpris et médiocrement soulagé de la voir à la gare. Elle abandonna les rênes du léger véhicule qui l’avait amenée, et, tandis qu’il grimpait lourdement à côté d’elle, la repoussant dans le coin du siège, il s’écria : — Ho ! ho ! Ce n’est pas souvent que vous me faites cet honneur. Il faut que vous


