Il se faisait tard... très tard, et le quartier où mon père avait acheté la maison était un quartier résidentiel. Pour pouvoir trouver un taxi, il fallait d’abord marcher jusqu’à la grande route. Moi, en ce qui me concernait en ce moment-là, je courais aussi vite que je le pouvais. En plus de ça, je n’arrêtais pas d’entendre les cris de ma mère. On aurait dit qu’elle se débattait encore. Après des minutes de course acharnée, j’arrivai enfin à la route et stoppai la première voiture que je croisai. - DILANE : Laissez-moi où je peux avoir un bus pour Kribi. Dis-je de façon entrecoupée, car j'étais très essoufflé. - TAXI MAN (d'un air méfiant) : Il y a quoi ? Tu fuis le bandit ? Ou bien c’est toi-même le bandit ? Dit-il en me regardant de la tête aux pieds. - DILANE (pressé) : S’il vous


