À peine avais-je fermé les yeux que, quand je les ouvris à nouveau, c’était déjà le matin. À vrai dire, j’avais été quelque peu surpris que ce soit déjà le matin. Je venais de passer une nuit sans aucune interruption, même pas pour faire un saut à la toilette me mettre à l'aise ou même à la cuisine pour boire de l'eau. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une nuit pareille, et rien que ça m’avait suffi pour me confirmer que Kaï-Lani et tout ce qui la concernait étaient désormais vraiment derrière moi. Ce matin-là, et les jours de la semaine qui avaient suivi, mes journées étaient heureuses et mes nuits très paisibles. Mais les congés se terminaient, et bientôt, il aurait fallu que je retourne à Kribi. Et ça, il en était hors de question. - PAPA : Comment ça, tu ne retournes pas


