Maintenant tout va bien

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Nous sommes un jeudi, et ce jour exceptionnellement, à cause de certaines activités au collège, je rentre beaucoup plus tard que d’habitude. J’arrive donc ce jour à la maison à plus de 18h, alors que la sortie des classes est à 15 h 15. Dans l’ensemble, ma journée à l’école une fois encore s’était bien passée. Mais pas seulement bien passé. Au fond de moi, je ressentais toute cette journée un gros soulagement… Une autre joie dont je ne comprenais pas la provenance tellement je me sentais bien. Je m’étais juste contenté de me dire que ça devait être dû au fait que je m’étais réellement et pour de bon débarrassé de Kaï-Lani. Mais ce que j’ignorais, c’est qu’une tout autre nouvelle m’attendait à la maison dès mon retour. Je finis donc par arriver à la maison. Il est 18h passé quand Junior et moi traversons le portail. Tout le long pendant qu’on traverse la cour, on fait encore des commentaires sur les activités qu’il y avait eu au collège. On croise son père et sa femme ainsi que la petite Amanda à la terrasse. On les traverse en leur passant le bonsoir, et au salon Marie Louise qui est comme à son habitude en train de visionner, en pianotant sur son téléphone. - JUNIOR : Bon, gars à tout à l’heure non. J’ai une dale (faim) pas possible. Je me change vite et puis je go seulement tchop (manger). - DILANE : Okay okay… Je vais très certainement faire comme toi. C’est ainsi qu’on se sépare, lui et moi, après avoir monté les escaliers et chacun va dans sa chambre. Une fois dans ma chambre, je dépose mon sac sur le lit avant de me rendre à mon bureau pour prendre mon téléphone. Je le saisis d’une main tout en essayant de déboutonner ma chemise de l’autre main. Mais dès que l’écran de mon téléphone s’allume, je réalise immédiatement que ma mère m’a appelé une vingtaine de fois. Vous ne pouvez pas imaginer l’état de mon cœur à ce moment-là. Toutes sortes de pensées me traversent l’esprit. Je me disais peut-être qu’on était venu lui annoncer que mon père irait à Guantánamo, ou que mon père était mort. Je pensais à toutes les éventualités. Mon cœur battait à tout rompre. J’espérais qu’elle n’ait pas été trop choquée. J’avais même peur de la rappeler pour lui demander de rappeler ou même de la rappeler moi-même. Mais après quelques minutes d’hésitation, la pression que je ressentais devenait insupportable, si bien que je finis par la rappeler et elle ne tarda pas à décrocher. Conversation téléphonique - MAMA : Allô mon bébé ! Comment vas-tu ? La voix de ma mère était différente cette fois-ci par rapport aux jours précédents où nous nous parlions. Elle semblait très calme et, dans sa façon de me demander comment j’allais, j’avais l’impression qu’elle était même heureuse… - DILANE : Je vais bien mama, et toi ? - MAMA : Nous allons très bien ! - DILANE : Nous ? - MAMA : Oui ! Je t’ai appelé ce matin pour te passer quelqu’un qui voulait te parler, mais tu n’avais probablement pas pris ton téléphone en classe… En fait, j’avais même oublié que tu avais certainement cours aujourd’hui. - DILANE : Non mama… Je ne peux pas emmener mon téléphone en cours. C’est interdit. - MAMA : Je ne sais pas où j’avais la tête, j’étais trop excitée alors, j'ai oublié. - DILANE : Sinon, c’était qui voulait me parler ? - MAMA : À vrai dire, je ne la connais pas. Mais toi apparemment si ! Elle m’a dit qu’une fois, on la suivait pour lui faire du mal et que c’est toi qui l’avais protégée de ses agresseurs… Alors, elle se sentait redevable envers toi puisque tu lui avais sauvé la vie. Il y a quelques jours, je ne me souviens plus trop… Je ne sais même pas comment elle a fait pour trouver notre maison. Londres est si vaste, tu te rends compte mon fils ?! Elle est venue sonner à la porte et te demander… Je lui ai dit que tu avais quitté l’Angleterre… Ensuite, elle a demandé après ton père ! J’étais tellement mal et bouleversée que je lui ai raconté tout ce qui s’était passé depuis. Elle a décidé de nous aider… Mon fils, je ne sais pas ce qu’elle a fait, mais ce matin encore, elle est venue soit pour me dire au revoir. C’est à ce moment-là que j’ai essayé de t’appeler. Comme ça sonnait dans le vide, elle a dû partir. En partant, elle m’a simplement dit qu’il faudrait que je cuisine quelque chose pour ton père. Et sais-tu quoi ? Ton père est à la maison mon fils. D’ailleurs, ses associés et ses supérieurs viennent de quitter la maison après être venus lui présenter des excuses. Tout est réglé ! Tout va bien maintenant
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