XIV Le lundi matin, ils se levèrent tôt, dès la sonnerie du réveil. Chacun fila, qui dans la salle de bain qui dans le cabinet de toilette, afin d'y prendre une douche et s'habiller. Après voir avalé un café, Eusébio accompagna Céline jusqu'à son lieu de travail puis traversa la ville pour aller prendre l'autoroute à la Maladière. Il était à peine sept heures et déjà, les deux voies de circulation étaient pleines. Des bouchons commençaient à se former à chaque bretelle et comme à chaque fois, l'Italien pestait contre ces Suisses qui n'étaient pas capables de construire des autoroutes assez larges pour absorber le flux des voitures. Il passa la frontière comme d'habitude à la douane de Bardonnex et s'engagea sur l'A41 en direction de Grenoble. La circulation y était en effet plus fluide qu


