II La maison que madame Jaras possédait à Clichy-en-l’Aunois était une grande et longue construction sans aucun caractère architectural, composée d’un rez-de-chaussée et d’un étage avec combles à pentes raides ; élevée au point culminant de la colline, elle dominait la forêt de Bondy, et des nombreuses fenêtres de sa façade plate, la vue s’étendait librement sur cette forêt et sur les plaines immenses de Blanc-Mesnil, de Gonesse, de Roissy jusqu’à la ligne bleuâtre de l’horizon, fermée d’un côté par la forêt de Montmorency, de l’autre par les collines de Dammartin, et en face çà et là par les mamelons boisés sur lesquels sont bâtis les villages qui peuplent ce pays de grande culture et de terre à blé. Cette vue et son parc planté de vieux arbres étaient à peu près ses seuls agréments, au


