III

1818 Mots

III Si Falco ne manquait pas une seule des soirées de madame Arbelet, c’était rarement qu’il était invité aux dîners. À quoi bon l’attirer par la gourmandise, puisqu’on savait qu’il viendrait quand même ? la place qu’on lui donnerait à la table, toujours trop étroite, serait mieux occupée par quelqu’un qui n’aurait pas les mêmes raisons de fidélité que lui. Mais lorsqu’il était par hasard invité à l’un de ces dîners hebdomadaires, c’était son habitude d’arriver le premier : on se mettait à table à sept heures et demie ; à sept heures précises il se présentait à la porte de l’hôtel de l’avenue de Messine, qui n’était pas encore grande ouverte ; ainsi il parvenait à s’assurer quelques instants de tête-à-tête avec madame Arbelet, quelques minutes qui pour lui valaient des heures. C’étaient

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