Soudain, un craquement se fit entendre. William se retourna vivement et une silhouette apparut à travers le feuillage. Il s’apprêta à se battre, mais il ne vit devant lui qu’une petite dame avec un large chapeau de paille. Elle sembla aussi étonnée que lui de voir des personnes en pleine forêt, dans ce lieu reculé. Elle fut d’autant plus surprise quand elle jeta un coup d’œil à l’avion en flammes. Ses yeux bridés et ses petites rides la rendaient attirante ; on aurait dit une petite poupée. — Bonjour, Madame. Est-ce que vous pourriez nous aider à trouver un village proche ? osa William. Mélissa qui observait la vieille femme fit le rapprochement plus vite que le garçon. Ils étaient tombés au Japon et, bien évidemment, cette dame ne parlait sans doute pas leur langue et eux encore moins


