Opalë faillit s’évanouir en se rappelant que cette chose répugnante n’était autre que son pauvre père. Elle eut un pincement au cœur et elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Rorek la rejoignit lentement, tout en gardant un œil sur le monstre. Ce dernier semblait avoir du mal à se régénérer. Sa main gauche, qui ne tenait plus que par quelques ligaments, ne cessait de gigoter dans tous les sens, au grand dam de son propriétaire impuissant, qui lança un dernier regard provocateur à son bourreau, avant de s’évaporer dans un râle de souffrance. Opalë éclata de plus belle en longs sanglots. — Il est… Il est mort ! — Non, répliqua calmement Rorek. Il est juste très mal en point. Il va lui falloir un certain temps pour reconstituer son enveloppe charnelle. L’elfe souffla de soulagement dans


