Chapitre 17-3

2067 Mots

— Le jardin est au pied de l’autre façade, murmura Hrodbehrt, mais il ne m’est pas encore donné d’y entrer. Koursinou et Toi-l’Ânon s’impatientaient ; les galettes et l’eau de la fontaine leur avaient communiqué une énergie joyeuse supportant mal l’immobilité. Enfin, Hrodbehrt tourna le dos au manoir. Il n’y avait pas de sentier tracé ; on pouvait librement s’approcher de ce parterre de fleurs, contourner ce buisson ou traverser ce hallier ; là-bas, une sorte de brume lumineuse indiquait l’emplacement du Verger. Dès leurs premiers pas, les visiteurs avaient été escortés par des oiseaux, qui virevoltaient autour de leur tête, repartaient, revenaient à tire-d’aile, lançaient une vocalise, n’hésitaient pas à se poser sur le dos de Toi-l’Ânon, nullement offusqué de ces familiarités. Bientôt,

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