La lumière dorée du matin baignait la vallée d’Aelwyn d’une douceur presque irréelle. Après les ténèbres étouffantes du Bois de Surnuit, le paysage s’étendait devant eux comme une promesse : collines veloutées, rivières chantantes, fleurs sauvages en pleine floraison. Le ciel, d’un bleu limpide, semblait bénir leur passage. Mais sous cette beauté paisible, un silence inhabituel régnait. Kaela, toujours en tête, ralentit le pas. Ses yeux fouillaient les alentours avec méfiance. — "C’est trop calme," murmura-t-elle. Taren hocha la tête, les sens en alerte. Même les oiseaux semblaient retenir leur chant. Elyana, pourtant, ne pouvait détacher son regard du paysage. C’était comme si le monde entier voulait lui rappeler qu’après chaque nuit vient l’aube. Elle inspira profondément l’air


