Le lendemain, malgré les vacances, ce n’est pas fini. Jean file nettoyer les clapiers des lapins et le poulailler, vingt centimètres de guano s’entassent sous les perchoirs des poules et ce n’est guère plus reluisant chez les canards et les oies qui dorment sur une paille des plus souillées. Jean en profite pour réparer la porte, redresser un morceau de grillage. Il récolte les œufs du jour, un panel coloré de la ponte des poules, des canes et des oies. Ce mélange de fumier fortifiera les terres, les enrichira des substances nécessaires à leur renouvellement. Puis c’est le balayage de la cour jusqu’à l’empierrement ancestral, le rejet de la boue hors de la vue. Et à la fin du deuxième jour, ça sent le grésil, la Javel et le propre. Le jardin n’est pas pimpant en cette saison, il est amour


