Jean fouille toutes les pièces comme s’il cherchait un trésor, il est même prêt à arracher les lames du plancher avec un pied de biche pour retrouver ce fusil que son père ne peut avoir vendu ou donné. Le grenier n’offre plus d’espoir. Il détaille chaque centimètre du premier étage, et comme il ne trouve toujours rien, il accepte tout de même d’entrouvrir sa chambre. Des décennies qu’il n’a pas poussé cette porte. Il ne revoyait de Terre-Dieu lors de ses passages fulgurants que la pièce commune, saluant ses parents lors d’une traversée de la France et prétextant toujours une incongruité pour ne pas séjourner, comme s’il craignait d’être happé par les lieux, ou par une promenade devant la maison de Marie, mariée avec quelqu’un d’ici. Sa chambre empoussiérée retient encore son lit des années


