Perla
J'ouvre un œil puis deux avant de m'en rendre compte je le petit corps de Baguera était sur moi, je caresse sa tête doucement pour ne pas brusquer et lorsque je tourne la tête pour boire mon verre d'eau que j'ai posé dans la nuit je vois un homme assis sur un fauteuil près du balcon, il était sur son ordinateur.
Vu que je ne savais pas trop comment réagir, je décide de ne rien dire en attendant que le chat se lève, mais c'est après de ma pensée quelques secondes que Baguera se frotte sur mes seins et décide de se lever.
L'homme se tourne vers nous et Baguera s'approche de lui pour lui caresser la jambe avec sa tête. Nos regards se croisent lorsque qu'il caresse sa tête mais aucun mot ne sort de l'une de nos bouches.
– Bien dormi ?
C'est donc lui Altaïr ? C'est exactement la même voix que celle du téléphone sauf qu'elle est légèrement plus grave. Je suis un peu étonné de voir qu'il ressemble trait pour trait à son père. Il sont là même tête, les mêmes yeux, là même bouche, les mêmes cheveux. On aurait dit des jumeaux.
Vu aucun mot ne sortais de ma bouche, je hoche la tête. Je sais pas pourquoi on se regardait dans les yeux aussi longtemps mais aucun de nous voulais détourner le regard. Au bout de quelques secondes je finis par baisser la tête à cause du petit miaulement de son chat.
– T'as de la chance, habituellement il ne s'approche de personne que mon père ou mon frère.
Baguera vient se remettre sur moi. Je souris en lui caressant la tête.
– J'devrais pas être là donc, il se lève, j'te laisse.
Quand la porte de la chambre se ferme je lâche un gros souffle en remarquant que je retenais ma respiration, il est terriblement grand je trouve, par rapport à moi en tout cas, je dois même pas arriver à son épaule à cause de mon mètre soixante-deux.
Je pars me rincer le corps à cause de la chambre qu'il fait dans la chambre puis je fais le lit après m'être habillé. Je cherche mon chemin pour aller dans salon et c’est un entendant des voix que je me rapproche.
La pavillon ou peut-être la villa est gigantesque, tout est de couleur blanc avec des cadres dessus pour décorer j’aime beaucoup. En entrant dans le salon tout les regards sont sur moi, je m’attendais à voir autant de personne. Je les salue poliment mais étonnement personne me réponds.
Je m’approche de mon père et m’installe à côté de lui, je sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que ma situation ne sera pas différente que celle du Mexique avec cette famille.
– Elle est m*******e au moins Thaïs ?
C’est une femme un peu âgée qui vient de dire ça. C’est vrai que j’aurais dû dire « salam » au lieu de « bonjour ». Mes deux parents sont converti à l’islam, puis même avec les femmes voilées qui sont assise sur le canapé j’aurai du pensé avant de parler.
– Elle l’est ne commence pas, Safia.
Cette femme souffle et reprend sa conversation avec l’homme qui se tenais près d’elle. Ils parlait tous d’une langue différente du français et de l’espagnol, je ne comprenais donc pas.
– il me chuchote Ils sont Turc.
Je regarde mon père en fronçant les sourcils, pourtant il m’a dit qu’ils étaient vénézuélien ?
– Les enfants de Thaïs sont né au Venezuela, Thaïs et sa femme ont vécu six ans là-bas, mais ce sont des Turc.
Je hoche la tête simplement, personnellement qu’il d’une autre origine que la mienne m’importe peu.
Une femme se rapproche de nous et s’abaisse à mon niveau, pour père va rejoindre Thaïs en me laissant avec elle.
– C’est pas possible.
Elle fait une mine dégoûté puis se redresse.
– Tonton t’es pas sérieux ? Altaïr va pas s’marier avec ça quand même.
« Ça » elle a dit ?
– Ne commence pas Salima.
– Mais c’est pas possible ! Elle n’est même pas turc déjà en plus de ça regarde là, elle fait peur !
Je roule des yeux en lâchant un soupire, elle doit être chiante c’est sur. Je vois Altaïr arrivé dans le salon, il salue tout le monde poliment puis regarde mon père qui est près du sien avant de regarder en notre direction.
– Altaïr fait honneur en notre famille et te mari pas avec elle ! Regarde là sérieusement, elle peut pas faire parti de notre famille.
Ouais, elle doit vraiment être chiante celle-là.
– Elle est belle hein Salima.
À la fin de sa phrase il y’a eu un silence de mort dans le salon, Salima fronce les sourcils et me regarde.
– C’est pas ça qui compte.
– Ton avis j’me bat les couilles donc passe ton chemin, te faire remarquer comme d’habitude à part ça tu sais rien faire.
Thaïs se met à côté de moi et pose sa main sur ma tête.
– Te préoccupe pas de ce qu’elle dit, il regarde Salima, t’es accepter dans ma famille en tout cas c’est le plus important.
– Dit pas n’importe quoi, dit l’homme près de Safia, elle n’est pas accepté dans notre famille, elle n’est pas Turc donc on ne veut pas d’une Mexicaine ici.
Je regarde mon père qui passe la main dans ses cheveux, je sais qu’il essaye de se retenir de pas dire quelque chose qu’il ne pense pas. En général il fait ça quand il est au travail, je connais toutes ses mimiques de n’importe quelle situation.
C’est bien ce que je pensais en tout cas, je vais sûrement revivre des situations comme au Mexique avec les personnes de cette famille. Ça comme déjà mal alors que je suis arrivé cette nuit, je les ai salué poliment peut-être pas de la bonne façon mais je l’ai quand même fait et personne ne m’a répondu. Après ça on dit que je fais ça et plus ça que je ne suis pas accepté dans la famille de mon futur mari.
J’aurai dû me renseigner sur la famille de Thaïs avant d’accepter le mariage, mais je ne pensais pas non plus que ça se passerait comme ça. Je pensais déjà qu’ils étaient tous d’accord pour ça et qu’il manquait plus que ma réponse pour que tout soit bon mais ça n’a pas l’air d’être le cas.
– Ti devrais retourner chez toi je pense, tu n’as rien à faire ici, étrangère.
Je me lève du canapé et passe à côté d’Altaïr pour m’accroupir devant l’homme qui est près de Safia, je pense que c’est son mari.
– Je pense plutôt que vous devriez m’accepter dans cette famille, j’ai pas dis oui pour repartir aussi vite.
Je me redresse et sort du salon, je veux pas paraître mal élevé mais il m’a énervé autant que Salima et Safia, trois grande bouches comme ça ne devrait pas trop l’ouvrir simplement parce qu’ils sont plus âgé que moi parce qu’à mes yeux l’âge ne compte pas si il y’a pas de respect entre nous.
Je trouve la cuisine et prends un verre d’eau avant de m’asseoir sur le plan de travail en lâchant un gros soupire. Je vais bientôt devenir folle à force qu’on me juge sans même me connaître, je sais qu’à ma cicatrice et mes yeux ça fait quelqu’un de moi différente des autres mais je suis un humain comme eux et j’ai un cœur aussi. Un cœur qui a tenue pendant plus de dix ans avec tout l’harcèlement que j’ai reçu mais qui va bientôt craquer.
Maintenant je me demande si j’ai fait le bon choix, j’aurai peut-être dû dire non en fin de compte ça m’aurait évité de revivre de ce que je vivais quand j’étais au Mexique.
Quelqu’un s’installe en face de moi ce qui me fait relever la tête. Thaïs me sourit et prend ma main dans la sienne.
– Je suis désolé, ils sont encore un peu de mal à t’accepter.
– Mais pourquoi ? Ils me connaissent même pas !
– Parce que tu est pas Turc.
– Rien que pour ça ?
Il hoche la tête en regardant mes mains.
– Dans ma famille, ils ne veulent pas ce mélanger avec les autres personnes d’autres origines, en plus t’as une origine qui est vraiment différente de la nôtre.
– Comment ça se fait qu’on me demande d’épouser un homme alors que la famille n’allait pas accepter ?
– Parce qu’ils acceptent ou pas à la fin tu seras seule avec Altaïr est pas avec eux, c’est pas eux qu’ils comptent mais toi et Altaïr.
– Vous..vous m’acceptez ?
– Évidemment, il pose sa main sur ma tête, t’es dans ma famille bien avant toute cette histoire mariage même si tu me connais pas.
Je lui souris quand il enlève sa main de ma tête, mon père aussi à ce geste envers moi, même si je me sens un peu gamine quand il me fait ça je dois avouer que j’aime bien.
– Mais je veux pas créer des tensions dans votre famille.
Je veux pas non plus être le centre des problèmes, j’ai vécu ça la moitié de ma vie et je peux dire qu’à force ça devient tellement insupportable qu’on peut perdre la tête.
– Tu ne crée pas des tentions Perla, ils les créent eux même. Qu’ils ne t’aiment pas ou ne t’acceptent pas c’est une chose mais ils ne sont pas obligé de te parler ou de parler de toi.
Je suis d’accord sur ça.
– Désolée, j’espère quand même qu’ils vont m’accepter, je veux pas être le centre des discussions surtout que je ne comprends pas le turc.
Une femme entre suivi d’un jeune homme et un autre de la quarantaine voir cinquante.
– C’est toi la futur femme d’Altaïr ? dit le jeune homme.
Je hoche la tête en guise de réponse.
– p****n mais comment ça se fait que ce vieux gars d’Altaïr a une femme comme ça et pas moi ? En plus elle fait mon âge, c’est injuste tonton je la veux maintenant, il s’approche de moi, j’suis Yalil, son cousin.
– Perla.
– Tu vas être ma petite perle mais ça reste entre nous d’accord ?
La femme s’approche aussi de nous et lui met une tapette sur la tête.
– Arrête de la draguer Yalil, elle me sourit, je suis Talya la sœur de Thaïs et voici mon mari, elle montre l’homme, Yahya.
Il me fait un signe de la main et se met à côté de Thaïs.
– Écoute pas ce qu’ils t’ont dit ce sont des gens a problème, dit Yahya.
– Puis t’es magnifique Salima doit être jalouse, dit Talya.
– Au pire j’peux la marier maman ? dit Yalil.
Elle lui remet un coup ce qui me fait sourire, eux ils sont aimable au moins je me sens déjà beaucoup mieux
– Bienvenue dans notre famille, Perla, dit Thaïs en souriant.
Perla.