Perla
Quelques semaines plus tard.
Au bout de trois semaines je me suis marié avec Altaïr, nous avons fait un mariage complètement turc comme sa famille le souhaitait, en réalité même si je suis mexicaine à cent pour cent et que je changerai mon origine pour rien au monde tous qui est tradition du mariage ou autre tradition même ça ne m'a jamais intéressé.
C'est aujourd'hui que je vais découvrir ou je vais vivre avec mon mari, c'est inhabituel pour moi d'avoir un bijou sur la main et le fait que je porte maintenant une bague sans pouvoir l'enlever c'est bizarre.
Le seul bijou que j'ai sur moi est un collier qu'une personne m'a donné quand j'avais dix ans, malheureusement je me rappelle plus de qui c'était et je n'ai jamais voulu demander à mon père qui me l'a donné. Je le tripote toujours le soir avant de dormir c'est devenu quelque chose que je ne peut pas perdre.
Quelqu'un vient se mettre derrière moi en me serrant contre son corps, j'ai bien compris que c'est mon père vu l'odeur agréable qu'il dégageait, j'ai pas envie de le quitter, j'ai l'impression que je ne le verrai plus vu que ou Altaïr vit est à une heure d'ici.
– J'ai pas envie de te laisser papa, qui va s'occuper de toi après ?
Il rigole en posant sa tête sur mon épaule.
– Je me débrouillerai très bien sans toi, puis Thaïs est avec moi.
Je souffle en me retournant pour le regarder.
– Ne soit pas inquiète pour moi bébé, je vais vivre avec mon meilleur ami, je peux qu'être heureux.
Je finis par hocher la tête convaincu de ses paroles, Thaïs est quelqu'un d'important pour lui, j'ai bien vu leur relation fort pendant ses trois semaines et je ne l'ai jamais vu autant sourire, ça m'a fait plaisir.
– S'il me fait du mal ?
– Tu lui mets un coup d'pied dans ses couilles puis un coup d'poing, montre que t'es la fille de Leandro Lutero.
– Tu me dis toujours que la violence mènera encore plus au conflit.
– Ouais mais personne fait du mal à ma fille.
– Au pire tu veux venir avec nous ?
– Nan bébé, t'es marier maintenant, tu vas prendre soin de lui autant que ta mère à pris soin de moi.
J'accepte d'un hochement de tête, je dois faire la connaissance de cet homme qui est maintenant mon mari, je n'en ai pas eu l'occasion depuis que nous sommes en France à cause du fait qu'il ne venait jamais chez son père.
– Je vais essayer.
– il me sourit Une nouvelle vie va commencer pour nous deux bébé, sois heureuse est laisse ta vie d'avant au Mexique mais pour pouvoir vivre cette nouvelle aventure.
Je hoche la tête et je m'approche de lui avant de le serrer contre moi, j'ai pas envie de le quitter mais je sais que je n'ai pas trop le choix vu que je suis maintenant lié à quelqu'un.
– Altaïr est dans la voiture, tu l'as trop fait attendre.
– Il faut aussi que j'aille voir Thaïs non ? Pour lui mettre un coup de pression qu'il doit bien s'occuper de toi.
J'entends un rire derrière moi ce qui me fait retourner, en parlant du loup il arrive vers nous et me sourit.
– T'en fait pas, il sera très bien ici.
J'accepte cette réponse et pars prendre la seule valise que j'ai ici, Altaïr a déjà déposer ma première valise là où nous allons vivre il manque que celle là.
Je sers dans mes bras Thaïs, je me suis attachée à lui au bout de ces trois semaines je comprends pourquoi mon père l'aime bien puis je finis par mon père, il m'embrasse tout le visage avant de finir par poser ses lèvres sur mon front.
– Reviens quand tu veux.
– T'inquiète même pas pour ça.
Thaïs m'ouvre la porte et je fais un signe de main à mon père avant de passer la porte, je rejoins Altaïr qui était devant le portail accoudé sur sa voiture les bras croisés.
– J'ai cru que j'aillais devoir te chercher.
– C'est pas facile de quitter son père.
– Parle pour toi, c'est pas mon cas.
Il me tend sa main et je lui passe ma valise pour qu'il la mette dans le coffre, je vais au côté passager de la voiture et regarde l'intérieur. C'est très chic tout ça, l'intérêt est totalement en blanc avec des lumières led en couleur rouge sur le côté, l'extérieur est aussi de cette couleur j'aime beaucoup.
Il y'a son odeur masculine dans toute la voiture et je dois dire qu'il sent terriblement bon ce gars. Il entre et met sa ceinture sous mon regard ce qui l'interpelle.
– Quoi ?
– Mes 700 euros si tu crois que j'ai oublié.
– J'te les donnerais à la maison.
– Mouais.
Il fait un sourire charmeur puis fait vibrer le moteur de la voiture.
– On fait un tour ?
– Tu vas me faire visiter Paris ?
Il accélère en ne répondant pas, je regarde la villa défiler en affichant un petit sourire sur mes lèvres, ce que j'aime le plus à Paris c'est lez bâtiment et la vue qu'ils peuvent donner, si j'avais été un photographie vivant ici je crois que c'est la première chose que j'aurais pris en photo.
Je me tourne vers Altaïr qui est concentré sur la route, son visage est neutre affichant aucune émotion, ni la joie, la tristesse ou encore l'étonnement, rien.
Il se gare devant un bâtiment hyper classe que je vois dans les films et sort en me demandant de sortir, je sors à mon tour et le suis à l'intérieur, dès qu'on entre la secrétaire nous voit et nous salue poliment, je la salue aussi alors qu'Altaïr lui fait un petit signe de tête.
Nous prenons l'ascenseur et il appuie sur le dernière étage ce qui me fait poser des questions dans ma tête.
– Ou on est ?
Il baisse juste son regard sur moi.
– T'as l'air de connaître les lieux en faite.
– Je t'aurais pas ramené si je connaissais pas les lieux.
– Oui c'est vrai mais..
Je détourne mon regard.
– Elle t'as accueilli comme si tu étais le patron.
À force d'être en compagnie de mon père à son travail, je vois bien comment ses employés le salue et comment il leur salue en retour, et c'est exactement comme il vient de le faire.
La porte de l'ascenseur s'ouvre enfin et on fait quelques pas avant qu'il ouvre une porte et me laisse passer la première, je pénètre dans un bureau aussi énorme que celui de mon père au Mexique. Une grande bibliothèque à gauche, un canapé avec une table à droite, le bureau au milieu. La seule couleur qu'il y'avait ici c'était le blanc, rien que ça. Je me retourne vers lui en même temps qu'il baisse son regard sur moi.
– Je comprends pourquoi t'as finis aussi tard la fois ou on s'est parlé, t'es le patron de cette entreprise, je me trompe ?
Il regarde derrière moi avant de me répondre :
– Ouais et t'es la femme du patron.
Je sais ça.
– En faite j'ai une proposition à te faire, Perla.
Je ne dis rien en attendant qu'il continue.
– Deviens mon assistante.
Perla.