Chapitre CXLIV La campagne de PlanchetLes cavaliers levèrent la tête et virent que l’honnête Planchet disait l’exacte vérité. Dix minutes après, ils étaient dans la rue de Lyon, de l’autre côté de l’Auberge du Beau-Paon. Une grande haie de sureaux touffus, d’aubépines et de houblons formait une clôture impénétrable et noire, derrière laquelle s’élevait une maison blanche à large toit de tuiles. Deux fenêtres de cette maison donnaient sur la rue. Toutes deux étaient sombres. Entre les deux, une petite porte surmontée d’un auvent soutenu par des pilastres y donnait entrée. On arrivait à cette porte par un seuil élevé. Planchet mit pied à terre comme s’il allait frapper à cette porte ; puis, se ravisant, il prit son cheval par la bride et marcha environ trente pas encore. Ses deux co


