Chapitre CXLV Ce que l’on voit de la maison de PlanchetLe lendemain trouva les trois héros dormant du meilleur cœur. Trüchen avait fermé les volets en femme qui craint, pour des yeux alourdis, la première visite du soleil levant. Aussi faisait-il nuit noire sous les rideaux de Porthos et sous le baldaquin de Planchet, quand d’Artagnan, réveillé le premier, par un rayon indiscret qui perçait les fenêtres, sauta à bas du lit, comme pour arriver le premier à l’assaut. Il prit d’assaut la chambre de Porthos, voisine de la sienne. Ce digne Porthos dormait comme un tonnerre gronde ; il étalait fièrement dans l’obscurité son torse gigantesque, et son poing gonflé pendait hors du lit sur le tapis de pieds. D’Artagnan réveilla Porthos, qui frotta ses yeux d’assez bonne grâce. Pendant ce temp


