XXIII La chapelle des mariniersOh ! que devenir ? J’aperçus à quelques pas sur le rivage une masure, seul abri sur cette grève déserte. Mais Caroline était inanimée, presque morte, mes jambes fléchissaient sous moi, et mes bras fatigués, toujours prêts à se détendre, ne pouvaient plus la soutenir… Enfin je fis un dernier effort ; je repris mon élan, et courbé sous mon fardeau, rampant plutôt que je ne marchais, j’arrivai sous le toit hospitalier, au moment où la pluie mêlée de grêle tombait à torrents. Je fis à Caroline un lit de mes vêtements, et m’agenouillant auprès d’elle, j’appuyai sa tête sur mon sein. Ses yeux étaient fermés, sa figure était pâle et sa bouche décolorée… – De l’air, mon Dieu ! de l’air, elle étouffe ! et je brisai les cordons de sa robe, et prenant son visage dan


