XC

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XC Il y a rien d’faraud Comme un matelot Qu’a lavé sa peau Dans cinq ou six eaux… Le lendemain matin, au lever du soleil. La brise était restée fraîche et vive. Le Primauguet filait très vite et se secouait dans sa course, avec ce déhanchement souple et vigoureux des grands coureurs. Sur l’avant du navire, les hommes de la bordée de quart faisaient en chantant leur première toilette. Nus, semblables à des antiques avec leurs bras forts, ils se lavaient à grande eau froide ; ils plongeaient de la tête et des épaules dans les bailles, couvraient leur poitrine d’une mousse blanche de savon, et puis s’associaient deux à deux, naïvement, pour se mieux frotter le dos. Tout à coup ils se rappelèrent le mort, et leur chanson gaie s’arrêta. D’ailleurs, ils venaient de voir les hommes de l’aut

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