LXXXII … La mer de corail ! – C’est aux antipodes de notre vieux monde. – Rien que le bleu immense. – Autour du navire qui file doucement, l’infini bleu déploie son cercle parfait. L’étendue brille et miroite sous le soleil éternel. Yves est là, seul, promené très haut dans l’air, par quelque brise qui oscille légèrement ; – il passe, dans sa hune. Il regarde, sans voir, le cercle sans limite ; il est comme fatigué d’espace et de lumière. Ses yeux atones s’arrêtent au hasard, car, partout, tout est pareil. Partout, tout est pareil… C’est la grande splendeur inconsciente et aveugle des choses que les hommes croient faites pour eux. À la surface des eaux courent des souffles vivifiants que personne ne respire ; la chaleur et la lumière sont répandues sans mesure ; toutes les sources de l


