LXXXIII

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LXXXIII L’après-midi du même jour, Yves est dans ma chambre, qui se dépêche, qui se dépêche avant la nuit de remettre des galons sur ses manches, toujours drôle, avec son grand air de forban, quand il est occupé à coudre. Ils ne sont plus très beaux, ses pauvres vêtements, ils ont beaucoup servi. C’est qu’il n’était pas riche en quittant Brest, avec cette réduction de paie ; et, pour ne pas entamer son décompte, il n’a pas voulu prendre trop d’effets au magasin. Mais ils sont si propres, les petites pièces sont si bien mises les unes sur les autres, à chaque coude, à chaque bas de manche, que cela peut très bien passer. Ces galons neufs leur donnent même un certain lustre de jeunesse. D’ailleurs, Yves a bonne tournure avec n’importe quoi ; et puis, comme on est très peu vêtu à bord, en n

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