IV

1895 Mots

IVPOUR sa vie entière, il se souviendrait d’une certaine odeur de purin chaud, nauséeuse et amère. Car les pompiers manquant d’eau avaient dû plonger une course de tuyau de toile dans la profonde fosse qui voisinait le f****r. Et ce parfum d’excréments acides, mêlé à l’étourdissante aventure qu’il vivait sans la comprendre, inquiéta Riquet. — Comment la nuit peut-elle sentir si mauvais ? Comment un incendie aussi magnifique peut-il exhaler une haleine aussi fétide ? Tant de sensations encore lui soulève raient le cœur. On disait : « Venez, madame. » Et c’était une manière détournée d’ordonner : « Conduisez ce petit malheureux ici… Maintenant, là… » Le gendarme conseillait plus qu’il ne commandait. De temps à autre un ou deux hommes s’approchaient. C’étaient des membres du Conseil de l

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER