LXXXVIIICoriolis passait des heures dans l’atelier de Crescent. Il ne pouvait s’empêcher d’envier cette facilité, le don de cet homme né peintre, et qui semblait mis au monde uniquement pour faire cela : de la peinture. Il admirait ce tempérament d’artiste plongé si profondément dans son art, toujours heureux, et réjoui en lui-même chaque jour de poser des tons fins sur la toile, sans que jamais il se glissât dans le bonheur et l’application de son opération matérielle, une idée de réputation, de gloire, d’argent, une préoccupation du public, du succès, de l’opinion. Qu’il y eût toujours des motifs, des effets de soir et de matin dans la campagne et des couleurs chez Desforges, c’était tout ce que Crescent demandait. À le voir travailler sans inquiétude, sans tâtonnement, sans fatigue, sa


