LXVILe nouvel attachement de Manette pour Coriolis eut bientôt l’occasion de se montrer et de se consacrer, comme les passions de femmes, dans le dévouement. La fatigue surmontée et vaincue par Coriolis pendant son dernier mois de travail, son effort énorme et inquiet pour arriver à temps, avaient amené chez lui un abattement, un vague malaise. Un refroidissement qu’il prenait le rendait tout à fait malade. Coriolis avait toujours eu de bizarres façons d’être souffrant. Il se couchait, ne parlait plus, regardait les gens sans leur répondre, et quand les gens restaient là, il tournait le dos et se collait le nez dans la ruelle. C’était sa manière de se soigner ; et après deux, trois, quatre, quelquefois cinq jours passés ainsi, sans une parole ni un verre de tisane, il se levait comme à l


