LIVCoriolis aurait voulu avoir Manette toute à lui, la faire habiter avec lui. Elle avait résisté à ses prières, à ses promesses. Devant les propositions qu’il lui avait faites, le bonheur de femme qu’il lui avait offert, un large entretien, une vie choyée, la haute main sur l’intérieur, le gouvernement de son ménage de garçon, il avait été étonné de la trouver si peu tentée. Elle resterait sa maîtresse tant qu’il voudrait ; mais elle tenait à ne pas quitter son « petit chez elle », le petit chez elle qu’elle s’était arrangé avec l’argent de son travail. En tout, elle avait l’idée de s’appartenir, de garder son coin de liberté. Elle ne comprenait la vie qu’avec l’indépendance, le droit de pouvoir faire tout ce qui plaît, la permission même des choses dont on n’a pas envie. C’était une de c


