LVCréole, Coriolis avait le cœur et les sens du créole. Dans ces hommes des colonies, de nature subtile, délicate, raffinée, mettant dans les soins de leur corps, leurs parfums, l’huile de leurs cheveux, leur toilette, une recherche qui dépasse les coquetteries viriles et les sort presque de leur s**e, dans ces hommes aux appétits de caprice et d’épices, n’aimant pas la viande, se nourrissant d’excitants et de choses sucrées, il y a, en dehors des mâles énergies et des colères un peu sauvages, une si grande analogie avec la femme, de si intimes affinités avec le tempérament féminin, que l’amour chez eux ressemble presque à de l’amour de femme. Ces hommes aiment, plus que les autres hommes, avec des instincts d’attachement et d’habitude tendre, avec le goût de s’abandonner et de se sentir


