LVIÀ force d’obstination, de prières, d’ardente insistance, Coriolis finissait par obtenir de Manette qu’elle vint habiter avec lui. Il fut heureux de cette victoire comme d’une conquête de sa maîtresse. Il tenait maintenant sa vie. Tout ce qu’elle ferait serait sous sa main, sous ses yeux. Elle lui appartiendrait mieux et de plus près à toute heure. Elle serait la femme à demeure, qui partage avec le domicile l’existence de son amant. Cependant, Manette, tout en venant et en s’installant chez lui, ne voulut pas donner congé de son petit logement de la rue du Figuier-Saint-Paul. Coriolis voyait là, de sa part, une idée de méfiance, une réserve de sa liberté, la garde d’un pied-à-terre, la menace de ne pas rester toujours. Puis ce logement lui déplaisait encore pour être la cause des absen


