XIX

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XIXAtelier de misère et de jeunesse, vrai grenier d’espérance, que cet atelier de la rue Lafayette, cette mansarde de travail avec sa bonne odeur de tabac et de paresse ! La clef était sur la porte, entrait qui voulait. Un éventail de pipes à un sou dans un plat de faïence de Rouen, accompagné, les jours d’argent, d’un cornet de caporal, attendait les visiteurs, qui trouvaient toujours pour s’asseoir une place quelconque, un bras de fauteuil, une couverture par terre, un coin sur le lit transformé en divan, et où, en se tassant, on tenait une demi-douzaine. Là venaient et revenaient toutes sortes d’amis, d’hôtes d’une heure ou d’une nuit, les vagues connaissances intimes de l’artiste, des gens qu’Anatole tutoyait sans savoir leur nom, tous les passants que ce seul mot d’atelier attire comm

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