XXDeux lettres tombaient le même jour dans cet atelier et cette vie d’Anatole : « Punaisiana, route de Magnésie. Septembre 1815. Gredin ! me laisser, depuis le temps que je suis ici, sans un bout de lettre, sans un mot ! et je suis sûr que tu n’es pas même mort, ce qui serait au moins une excuse. Du reste, si je t’écris, ce n’est pas que je te pardonne, au contraire. Je t’écris parce que je ne puis pas dormir. Sache que je gîte, pour l’instant, chez le Grec Dosiclès, lequel, pour m’honorer, m’a mis dans un lit où les draps sont brodés de fleurs en or d’un relief désespérant. J’étais si éreinté ce soir, que je commençais à dormir là-dessus, je me gaufrais, je me modelais en creux, mais je dormais… quand tout à coup, je me suis aperçu que chacune de ces fleurs d’or était un calice… un vra


