VIII Autre tête-à-têteIls étaient au bout de la charmille qui rejoignait l’aile de Mansart. La nuit était fort avancée. Le bruit joyeux des verres qui se choquent augmentait à chaque instant, mais les illuminations pâlissaient et l’ivresse même, dont la rauque voix commençait à se faire entendre, annonçait la fin de la fête. Du reste, le jardin était de plus en plus désert. Rien ne semblait devoir troubler l’entrevue de Lagardère et de madame la princesse de Gonzague. Rien n’annonçait non plus qu’ils dussent tomber d’accord. La fierté révoltée d’Aurore de Caylus venait de porter un coup terrible, et dans ce premier moment, elle s’en applaudissait. Lagardère avait la tête baissée. — Si vous m’avez vue froide, monsieur, reprit la princesse avec plus de hauteur encore, — si vous n’avez p


