IX Où finit la fêteC’était vrai, surtout en ce moment où le bonheur mettait au front de Lagardère sa rayonnante couronne. Lagardère était jeune comme Aurore elle-même, beau comme elle était belle. Et si vous l’aviez vue, la vierge amoureuse, cachant l’ardeur pudique de son regard derrière la frange soyeuse de ses longs cils baissés, le sein palpitant, le sourire ému aux lèvres ! si vous l’aviez vue ! L’amour chaste et grand, la sainte tendresse qui doit mettre deux existences en une seule, marier étroitement deux âmes, l’amour, ce cantique sublime que Dieu, dans sa bonté, laisse entendre à la terre, l’enivrante manne qu’apporte la rosée du ciel ; l’amour sait embellir la laideur elle-même, l’amour met à la beauté une auréole divine ! Lagardère pressa contre son cœur sa fiancée frémissan


