I Encore la maison d’orOn avait travaillé toute la nuit à l’hôtel de Gonzague. Les cases étaient faites. Dès le matin, chaque marchand était venu meubler ses quatre pieds carrés. La grande salle elle-même avait ses loges toutes neuves et l’on y respirait l’âpre odeur du sapin raboté. Dans les jardins, l’installation était complète aussi. Rien n’y restait des magnificences passées. Quelques arbres déshonorés s’élevaient à peine çà et là ; quelques statues aux carrefours des cinq ou six rues de cabanes qu’on avait percées sur l’emplacement des parterres. Au centre d’une petite place, située non loin de l’ancienne niche de Médor et tout en face du perron de l’hôtel, on voyait encore, sur un piédestal de marbre, une statue mutilée de la Pudeur. Le hasard a de ces moqueries. — Qui sait si l


