II Un coup de bourse sous la régence

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II Un coup de bourse sous la régenceLe bossu était entré l’un des premiers à l’hôtel de Gonzague, et dès l’ouverture des portes on l’avait vu arriver avec un petit commissionnaire qui portait une chaise, un coffre, un oreiller et un matelas. Le bossu meublait sa niche et voulait évidemment en faire son domicile, comme il en avait le droit par son bail. Il avait, en effet, succédé aux droits de Médor, et Médor couchait dans sa niche. Les locataires des cahutes du jardin de Gonzage eussent voulu des jours de vingt-quatre heures. Le temps manquait à leur appétit de négoce. En route pour aller chez eux ou en revenir, ils agiotaient ; ils se réunissaient pour dîner afin d’agioter en mangeant. Les heures seules du sommeil étaient perdues. N’est-il pas humiliant de penser que l’homme, esclav

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