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2143 Mots
Julian J’appelle mon pilote pour programmer le vol de demain pour l’Italie. Finalement je suis le conseille de Marc et je m’envole à l’autre bout du monde. Je m’affale sur mon lit en fixant le plafond comme si ce dernier allait m’apporter quelque chose. En fermant les yeux j’aperçois ses yeux bleus et ses cheveux d’or, je ne comprends pas ce que je ressens, ma verge tressaute à chaque fois que je remémore son parfum léger et fleurie. J’ai envie de retourner au club de la déshabiller entièrement et de la prendre comme personne d’autre ne l’a fait. Hors de moi je saute du lit et je me dirige vers la salle de bain. Je retire mes habits puis je rentre sous la douche, j’ouvre les jets d’eau en laissant l’eau froide prendre possession de chaque parcelle de ma peau. Je dois chasser les images de cette femme de ma tête, ce désir que je ressens pour elle est tellement obsédant qu’il devient troublant. J’ai demandé à mes hommes d’effectuer des recherches sur elle, mais ils n’ont rien trouvé mis-à-part qu’elle est orpheline, qu’elle n’a aucune famille et qu’elle aura bientôt vingt-six ans. Mon désir de la b****r est v*****t, il me brûle de la pire des manières. C’est une obsession qui va bien plus loin qu’un simple besoin sexuel. Je veux laisser mon empreinte et mes marques sur son corps, pour qu’elle n’appartienne jamais à personne d’autre que moi. Je serre mes mains contre le mur en baissant la tête, je ressens une puissante colère m’envahir, avoir du désir pour une femme c’est une chose normale mais que ce désir chamboule tout mes plans c’est autre chose. Je ne l’ai vu qu’une fois je suis dingue d’elle. Je dois retourner au bar et trouver une solution à ce doux problème. Je quitte la douche en enroulant une serviette autours de ma taille. Rapidement je prends mon portable et je contacte l’un de mes hommes en lui donnant des directives, c’est décidé, demain j’irai en Italie en emmenant mon obsession avec moi. Qu’elle le veuille ou non. Liliane Assise dans mon bureau, je sirote un verre de vin blanc tout en fixant les vidéos surveillance de mon club. J’ai bâti mon club il y’a déjà cinq ans de cela. En regardant tout l’empire que j’ai crée en quelques années je me sens comme puissante et pourtant je n’étais pas si puissante que ça lorsque Julian Gabrilov s’est pointé dans mo bar l’autre jour. Ce que j’ai ressenti, ou plutôt ce que mon corps a ressenti pour lui m’étais très étrange. Jusqu’à présent je n’ai jamais eu de sensations pareilles encore moins vers mon ennemi. Mais Julian…avec son charisme et sa carrure d’homme implacable ne m’a pas laissé indifférente. Rien qu’en pesant je ressens des picotements dans bas ventre. Je ferme les yeux pour chasser ses idées de ma tête. Puis je prends une cigarette que je porte à mes lèvres et l’allume avec mon briquet préféré. En regardant tous ces gens qui dansent et se déhanchent l’un contre l’autre et qu’ils semblent si heureux ça me rappelle que je n’ai eu rien de tout ça. La vie a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Le jour où mon père est mort, je n’ai pas perdu que mes parents mais toute la vie que j’aurai dû avoir. J’ai été recueillie par la mafia russe, les membres de la mafia voulaient me vendre au plus offrant, je n’avais que cinq ans j’avais perdu mes parents et je ne comprenais pas ce qui allait m’arriver. Mais lorsque le parrain du groupe m’avait remarqué mon destin avait pris une autre tournure. On m’avait placée dans un centre de formations. Je suivais des cours bien sûr, comme les math, les langues, l’histoire, la musique et les finances, c’étaient des leçons pour m’instruire et développer mon cerveau. Pour la gymnastique c’était autre chose, mon entrainement était intensif et avait un seul objectif me formée pour que je sois la meilleure sicaria du pays, en russe on appelle ça une tueuse à gage. Et je l’étais devenue, j’ai éliminé ma première cible quand j’avais douze ans. Je me rappellerai ce jour comme si c’était hier. C’était un connard qui me faisait des mauvais coups comme des blagues mal venues, puis un jour c’était allé trop loin. Il s’était introduit dans ma chambre et avait essayé de me v****r sans scrupule. Avant je n’avais pas compris, mais après l’avoir tué j’ai compris que le destin de ce garçon était autant scellé que le mien, ce n’était qu’un pion, un teste, il existait pour que je le tue. Il s’appelait Cole Parker. Il était minuit et Cole était au-dessus de moi essayant de voler ma virginité, avec l’entrainement que j’avais reçu je lui avais infligé un coup à la tête et l’avais mis hors d’état de nuire avec quelques coups. J’aurai dû m’arrêter là, mais je ne l’avais pas fait. Mon entraineur était entré dans ma chambre et s’était approché de moi puis m’avait donné un pistolet en me disant :            « Tu peux mette fin à tes ennuis petite, il suffit juste de bien viser ». Cole était mort de trouille, il me demandait de courir, de m'éloigner de cet homme cruel, mais j'étais bien trop attirée par l'arme. Pour certain elle représenterait sans doute la mort, pour moi elle représentait la puissance, le pouvoir, la maitrise d’un nouveau monde. Fascinée, je l'avais prise dans ma main, le froid du métal s'imprégnait en moi comme si cette arme faisait partie de moi. Je me sentais bien, forte, audacieuse et surtout intrépide. Sans réfléchir, j'avais dirigé l'arme vers Cole, mon doigt avait appuyé sur la détente, et la balle était sortie accompagnée d'un bruit strident, elle s'était réfugiée directement entre les yeux de Cole Parker, comme si elle savait où était sa place, et moi aussi d'ailleurs, ce soir-là j'ai su où était la mienne. Mon entraineur m'avait regardé intensément, j'avais lu dans son regard de l'admiration et plus encore, j'avais lu la promesse d'un avenir meilleur. Je me souviendrais toujours de ses paroles qui m'ont conduit vers lui et vers ce monde qui a su me donner ma chance.               « Tu as réussis le test Liliane et maintenant quel est ton but ? » Je tremblais en regardant le cadavre de Cole. C’était si rapide si intense que je n’en reviens pas. Je suis une meurtrière j’ai décidé de tuer ce garçon et il est mort. J’ai tué une personne.                 « Réussir au prochain test sans doute ».                  « Non, ce n’est pas ça ton but, c’est peut-être celui de tous tes camarades mais   pas le tient. Je répète la question Liliane. Quel est ton but ? » J’avale péniblement ma salive, ma gorge brule, mais ce n’est pas ce qui m’agace vraiment, ce qui me tue c’est le fait d’avoir assassiné une personne et de rien ressentir.                     « M’améliorer encore. »                    « Pourquoi ? Pour quelle raison veux-tu t’améliorer encore ? Pour intégrer le KGB ? Travailler comme tueuse à gage pour les plus puissantes organisations russes ? C’est ça ? »                    « Non. Je veux m’améliorer, puis retourner au Mexique, retrouver celui qui a tué mon père et lui arraché le cœur comme il m’a arraché le mien. » Aujourd'hui, les gens me considèrent comme un monstre et ils ont absolument raison. Depuis que j’ai cinq ans j’ai été programmée à tuer et à contrôler. En fixant les caméras, je remarque Gabrilov qui essaie de se frayer un chemin parmi tous les gens qui dansent sur la piste. -Qu’est-ce qu’il fou ici ? Je me demande à moi-même. Je me lève hors de moi puis je rejoins James qui se trouve bizarrement devant ma porte. -Tu peux me dire ce que ce Pendejo fait ici ? Je croyais t’avoir demandé de surveiller tous ses faits et gestes. -En fait, je venais pour vous parler. Il y’a eu du nouveau. -Tu parles de quoi James ? -Il es venu pour vous. Je plisse les yeux en serrant les poings. Je savais que Julian Gabrilov n’était pas un amateur et qu’il était assez redoutable. Mais de là à me démasquer…je ne l’ai pas vu venir. -Comment a-t-il su qui j’étais ? Il ne doit pas sortir d’ici vivant. -Non, vous ne comprenez pas, il se rend en Italie pour résoudre le problème que vous lui avez causé avec Clayton mais avant de partir il a décidé de vous enlever. Il a placé des hommes dehors qui vous attendent à la fin de votre service en tant que barmaid. Ce n’est pas L qu’il vient chercher mais vous Liliane. Tout devient plus clair. Gabrilov est intéressé par moi. -J’ai placé des hommes… Avant qu’il finisse sa phrase je le coupe. Une idée m’est venue comme un flash de lumière en plein obscurité. -Non, ne fais rien de tout ça. De tout de façon je devais me rendre à Milan pour affaire. James affiche une expression mécontente, je comprends qu’il n’est pas rassuré face à mon plan spontané. -Vous voulez dire qu’on le laisse vous enlever ? Et s’il vous tue ? Je le fixe comme s’il vient de dire la pire connerie du monde, et c’est ce qu’il vient de faire en fait. -Il ne me tueras pas, s’il tente quoi que ce soit je l’achève sans hésitation. N’oublie pas qui je suis et ce dont je suis capable. -Et vous avez penser à tous vos associés ? S’ils découvrent que L n’est plus opérationnel ils vont en profiter pour prendre le contrôle du pays. Ils se battraient entre eux, vous allez créer une guerre entre gangs. -Non, ils ne feront rien de tout ça, car L sera toujours là. N’oublie pas que L n’est pas une personne mais l’organisation que j’ai créé avec tous mes employés y compris toi. L sera toujours là et c’est toi qui vas représenter l’entreprise durant mon absence. Julian Gabrilov est redoutable et apparemment imprévisible donc je dois absolument connaitre ses plans, tous ses plans et rien de mieux que de le faire depuis l’intérieur. -Je ne peux pas vous laisser faire ça. -Mais si tu le peux, puisque je te l’ordonne. Je comprends les inquiétudes de James. Il s’est toujours inquiété pour moi et me considère comme un membre de sa famille, on a travaillé ensemble de nombreuses années durant tout ce temps il a développé de forts sentiments pour moi, mais le problème c’est que ce n’est pas réciproque. -On s’en tient au plan James. Maintenant laisse-moi passer, je dois me faire enlever. Lui dis-je en me rendant au bar. Je remarque Gabrilov assis au bar. Mais je ne m’y rends pas, je ne préfère pas au lieu de ça je quitte le club en marchant vers le parking. Je sais que les hommes de Julian sont là et qu’ils m’observent attendant le bon moment pour m’étouffer avec du chloroforme. Au lieu de ça, personne ne vient. Puis une voix m’interpelle. -Il fait bon ce soir vous ne croyez pas ? La voix de Julian entre dans mes oreilles comme une douce caresse. Mais je ne me laisse pas distraire par ça. Je me retourne en sursautant pour faire mine d’être surprise. -Vous m’avez fait peur ! Il sourit et me donne l’occasion de voir sa dentition parfaite. Il porte un costume gris qui lui va comme un gant. -Vous partez ? Me demande-t-il. -En fait, oui, j’ai terminé mon service. Il croise les bras et affichant un demi sourire irrésistible. -Vous avez prévu quelque chose pour la soirée, vous allez voir votre petit ami ? -Petit ami ? Non, en fait, je prévoyais je m’affaler sur mon canapé avec deux paquets de chips en regardant la série Friends. -Friends ? Répète-t-il avec ironie. Je hausse mes épaules en souriant à mon tour. -Disons que j’aime lorsque les évènements de la vie deviennent…drôle. Il hausse un sourcil puis s’approche de moi en souriant davantage. -Et si au lieu de ça je vous proposais de prendre un verre ou deux avec moi et je vous raconterai des blagues, je ne vous promets pas que j’ai l’humour de Chandler mais je peux assurer. -Comment refuser l’invitation d’un charmant homme qui fait peur aux filles la nuit dans les parkings des clubs. Il rigole puis me tend son bras que je prends sans hésitation. Nous nous dirigeons vers sa voiture. Il m’ouvre la portière. -Montez. Je soupire en m’exécutant. -Je vois que vous êtes très autoritaire. Il sourit en me fixant d’une intensité troublante. -Vous n’avez pas idée. Me dit-il en fermant la portière. A ce moment là je comprends que le plan commence et qu’il n’y aura pas de marche arrière. Il croit qu’il a gagné alors que la belle est dans mon camp voyons voir ce que prévois de faire Julian Gabrilov. 
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