SANDRO À Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Alessandro, dit Sandro, Vasquez, vivait dans le noir depuis plus de six mois. La tumeur au cerveau, qui s’était déclarée quatre ans plus tôt, s’était démultipliée en une dizaine de minuscules petites bombes qui explosaient de temps à autre entre ses lobes temporaux. Lui causant des douleurs à vous rendre fou. Il ne s’agissait pas de simple migraine, c’était bien pire, l’impression qu’un jardinier diabolique passait un râteau sur sa cervelle. Ça crissait, ça accrochait, ça se déchirait, jusqu’à lui brûler l’intérieur des yeux. Il se bourrait d’antalgiques, de morphine, qui ne le soulageaient pas. Il souffrait. Le moindre bruit, le plus minime rayon de lumière l’ébranlait. Et pourtant, grand et costaud, il était en forme. Il pouva


