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Quand les anges tombent

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Une série noire efficace qui se dévore d'une traite !​​

Cinq enfants kidnappés… Un truand impitoyable, Vigo, dit le Noir, condamné à perpét’ pour le meurtre de gamins qu’il nie farouchement avoir commis… Un avion en provenance de Russie qui par malheur s’écrase sur une prison… Un procès truqué, une vengeance… Un préfet assoiffé de pouvoir qui brouille les cartes, un flic déboussolé au fond du trou, un malfrat corse en rupture de ban, un cheminot alcoolo, un juge en fin de parcours, une avocate opiniâtre, des parents bouleversés mais combatifs… Et leurs cinq mômes bien décidés à survivre et prêts à tout pour s’en sortir tout seuls !

Découvrez ce polar saisissant à l'écriture acérée et au style redoutable !

EXTRAIT L’embarquement s’était bien passé. Deux cent cinquante passagers en classe économique, seulement deux en première classe et dix en classe affaires. Familles, couples et businessmen, la clientèle habituelle. Une jeune hôtesse vêtue de l’uniforme de la compagnie française porta la liste des passagers au commandant de bord, puis la chef de cabine ferma la porte et la passerelle fut retirée. Le vol Air France 714 décolla de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou à minuit quarante-deux, entamant un vol de trois heures vingt-cinq à destination de Paris.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Ça, c'est de la bonne série noire, avec des bandits (des vrais), des flics et des juges (bien véreux), des histoires de famille (malsaines), des enfants enlevés (pas si innocents)... Efficace, haletante et télévisuelle, l'écriture de JOB est un uppercut au lecteur. Punchy, nerveux, insatiable, Quand les anges tombent se dévore d'une traite. - Alexis Thomassin, Nord Littoral

Un scénario ficelé à la minute près et qui mène de front avec brio plusieurs intrigues. Une plume en forme de scalpel qui charcute là où cela fait mal. - Catherine Dutigny/Elsa, La Cause littéraire

Les bouquins de Bosco flambent comme des incendies ! Sous la pluie embrasée, les mots rougeoient, incandescents. Les pages brûlent mais jusqu'à la dernière, rien au monde ne nous empêchera de les tourner… - Intramuros

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jacques-Olivier Bosco, JOB pour les intimes, est un enfant de la Méditerranée. Tour à tour plongeur, barman, scénariste, régisseur, JOB se retrouve un jour sur une plage paumée où il tient un snack et rencontre son idole, José Giovanni qui, après avoir lu ses premiers écrits, l’encourage et le conseille. Plus tard, il sera cuistot, restaurateur ou technicien dans l’aéronautique… Avec depuis toujours cette furieuse envie de coucher sur le papier des histoires destinées à vous rendre insomniaque ! En trois romans, il a su imposer son style vif, tranché, v*****t qui laisse tout le monde sur le carreau !

Son roman "Quand les anges tombent" a été nominé au prix Polar 2015 du meilleur roman francophone, au prix Polar Cognac 2015 et au prix du Balai d'Or 2015.

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RAJINSKY
RAJINSKY L’embarquement s’était bien passé. Deux cent cinquante passagers en classe économique, seulement deux en première classe et dix en classe affaires. Familles, couples et businessmen, la clientèle habituelle. Une jeune hôtesse vêtue de l’uniforme de la compagnie française porta la liste des passagers au commandant de bord, puis la chef de cabine ferma la porte et la passerelle fut retirée. Le vol Air France 714 décolla de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou à minuit quarante-deux, entamant un vol de trois heures vingt-cinq à destination de Paris. Vers deux heures du matin, alors que l’airbus A340 volait en vitesse de croisière, Victor Rajinsky péta un câble dans la classe affaires. Il avait une cinquantaine d’années et comptait sur ce voyage pour se faire pardonner ses frasques sexuelles – avec les danseuses de son club de Saint-Pétersbourg – auprès de la jeune Svetlana, vingt-deux ans, une ancienne danseuse dont il était fou amoureux. Victor avait beaucoup bu. Six coupes de champagne, plus les deux tiers d’un flacon de Crystal Hennessy, un cognac de douze ans d’âge à six cents euros et quarante-cinq degrés qu’il avait acheté en tax free. Manque de bol, le voyage commençait mal pour Victor. La jeune Svetlana venait de lui annoncer que, sitôt arrivée à Paris, elle le quittait. Rajinsky n’était pas un intellectuel, loin s’en faut. Ancien lutteur, il pesait dans les quatre-vingt-dix kilos et avait appris la vie dans les rues boueuses et gelées d’un bled de Tchétchénie, avant de s’enrôler dans la mafia locale. Puis, année après année, il avait tracé sa route, laissant une longue traînée de sang derrière lui, jusqu’à tomber amoureux comme le dernier de ces crétins boutonneux qu’il avait l’habitude d’écrabouiller de ses grosses mains puissantes. Alors qu’elle les surveillait depuis une dizaine de minutes, la chef de cabine se décida enfin à bouger de derrière son rideau pour se rapprocher de leurs sièges. L’homme s’était mis à hurler contre sa compagne en lui postillonnant des larmes au visage. Anne se planta à sa hauteur en déployant son sourire le plus commercial. — Please, sir, don’t speak up. Other customers are sleeping. Victor grommela des excuses, puis s’envoya une rasade de cognac, alors que sa fiancée le regardait avec dégoût – elle savait y faire, la g***e. Il décida de se lever, sa bouteille de Crystal à la main, et partit en tanguant vers l’avant de l’appareil. Anne se précipita à sa suite, lui demandant où il allait en multipliant les courbettes. Le mastodonte tira le rideau de séparation des cabines et tomba nez à nez avec une deuxième hôtesse. Malgré ses genoux qui jouaient des castagnettes, la jeune femme réussit à garder une voix douce en lui présentant ses trente-deux dents dans un sourire de réclame. — Please, sir, return to your seat. Le Russe exhalait des vapeurs d’alcool comme un dragon ses flammes. — I want to talk to captain ! I want the captain ! Ya khochu chtoby vernutsya Moskvu, Moscow ! Vnastoyashcheye vremya ! On aurait dit le rugissement d’un ours. Les yeux de l’hôtesse roulèrent en direction de sa collègue, elle savait qu’Anne comprenait le russe. — Qu’est-ce qu’il dit ? — Il dit qu’il veut retourner à Moscou. Préviens le commandant et appelle Jean-Pierre à l’arrière, qu’il vienne nous aider. Il faut le calmer. La chef de cabine était sous tension. Monique, vingt-deux ans, qui se posait la question d’arrêter la pilule avant l’intervention du lourdaud de l’Est, composa le numéro sur son clavier pendant que Victor regardait partout. — Where is the captain ? Where is the captain ? — He is coming, just a minute, sir. Maybe, would you return to your seat ? D’un coup il bouscula la jeune femme et s’engagea dans la cabine des « Première ». En une dizaine de pas il se retrouva face au cockpit au moment même où la porte s’ouvrait, faisant apparaître le commandant de bord, Éric Benhamou, un vieux beau de cinquante-deux ans aux cheveux grisonnants. — Are you the captain ? l’apostropha l’ancien lutteur. — Mister, please calm down, if not… — If not what ? hurla l’autre. I want to return to Moscou, now ! — Moscow ? But… it’s impossible ! En l’espace d’une dizaine de secondes la vie de deux cent soixante personnes bascula. Le Russe lui balança un v*****t coup de bouteille au visage, lui brisant la mâchoire et l’envoyant dans les vapes, puis il s’engouffra dans le cockpit. Le copilote, qui tenait les commandes, leva un visage inquiet sur la brute, tout en cherchant du regard son commandant qui aurait dû se trouver derrière. À la place, il vit surgir Jean-Pierre, le chef de la cabine économique. De ses grands bras, le steward se saisit du forcené tandis que Victor se mettait à rugir. Il fracassa la bouteille contre le plafond, éclaboussant l’habitacle d’alcool. Et au moment où le copilote se levait pour aider son collègue, le Russe lui taillada la gorge dans un geste de fureur, envoyant son sang gicler sur les instruments de bord. Jean-Pierre, aveuglé par l’effort, réussit à faire basculer Victor en avant, qui s’écrasa sur le manche, débrayant d’un coup le pilotage automatique et poussant les gaz à fond. Ils roulèrent sur l’officier pilote, glissant sur le sang qui giclait de sa carotide. Jean-Pierre tentait de se dégager du Russe qui le tirait par la cravate quand le sol sous leurs pieds se mit à basculer. Le copilote, en glissant sur son siège, avait enfoncé ses deux pieds sur les palonniers, actionnant la gouverne arrière. L’avion se mit à plonger brutalement, projetant les deux hommes sur les vitres pressurisées, ainsi que les hôtesses qui se trouvaient derrière, le tout au milieu du sang et de l’odeur ferreuse du cognac. Emporté par la vitesse et les hurlements des réacteurs, l’appareil se mit à piquer. Monique avait le visage comprimé contre la vitre, dans une grimace absurde, elle regardait les nuages se déchirer et les lumières de la terre venir à eux. Le commandant était groggy, quant au copilote, il avait déjà les yeux dans un autre monde. Dans la cabine, les masques à oxygène étaient tombés, des passagers s’écrasaient les uns contre les autres, des enfants pleuraient, des femmes hurlaient, c’était la panique. L’avion plongeait dans le rugissement des turbines. Tel un missile fonçant sur sa cible, il se dirigeait inéluctablement vers la campagne glacée de la Lorraine.

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