VITALLI Du fond de sa cellule de dégrisement Elvio Vitalli revivait les événements. Il se revoyait dans sa chambre alors qu’il venait d’envoyer le SMS à son fils. Il devait tenir sa promesse. Il se trouvait dans un état second, bouleversé. Afin de se donner du courage, et surtout de se réveiller de sa gueule de bois, il s’enfila un demi-litre de whisky à bas prix, puis dévala les escaliers et se rendit directement au commissariat de quartier. À cette heure-ci, il y avait juste un planton derrière le comptoir, qui l’envoya directement au « bureau des plaintes ». Là, on le fit patienter deux bonnes heures dans un couloir – une dizaine de plaignants le devançaient –, avant qu’un officier ne le reçoive. L’effet du whisky remontait à travers ses balbutiements, et vu son haleine, le flic fut o


