ERWAN Les deux hommes gravirent la côte boueuse pour rejoindre la clairière. Le chant des tronçonneuses s’était éteint et les bûcherons avaient évacué les lieux. Le visage grave, ils marchèrent à grands pas vers la Ford Mustang. — Alors, ce numéro de téléphone, il est où ? interrogea Erwan. — Dans le coffre. Matéo sortit sa clé et appuya dessus. La porte s’ouvrit automatiquement, et le flic put voir de longues jambes gainées de soie avant que son regard ne remonte sur le visage bâillonné de Marie-Louise Mariani. Elle avait les mains liées dans le dos, et ses yeux, à peine éblouis par la lumière, jetaient des serpents vénéneux dans sa direction. — Tu… Tu l’as emmenée ? — Bah oui. Quand tu m’as appelé pour me dire de rappliquer, je ne savais pas trop quoi en faire, alors je l’ai embal


