VITALLI Qu’est-ce qui lui avait pris, mais bon sang, qu’est-ce qui lui avait pris ? Comment avait-il pu penser qu’il en serait autrement, que la police, la société, le « système » tout entier n’étaient pas gangrenés ? Ah, il était beau à présent, le père célibataire qui ne désirait qu’une chose : revoir son fils ! Enfermé dans une cellule de béton de la taille d’un placard à balais, avec cette vitre recouverte d’un gras épais qui servait de porte et à travers laquelle les flics pouvaient le mater. Une cellule de dégrisement qui puait la pisse et le vomi. Si le gars, après un séjour dans ce fond de poubelle moisie, n’en ressortait pas guéri à vie de l’alcool, c’est que, vraiment, il n’en avait rien à foutre de la vie. Pour sa part, Elvio Vitalli était dégrisé, ça oui. Il se sentait plus


