Une question de succession
Acoudé à la table d'un bar, Jay Whittaker regardait défiler les filles dans l'allée mennant aux toilettes. Il y en avait de toutes les couleurs, de toutes les chevelures. Il se plaisait d'habitude à observer les femmes et à réflechir à une tactique d'approche de chacune d'elle afin d'aboutir finalement à une union charnelle avec elle. Cependant aujourd'hui il n'avait pas la tête à la chasse de jolies nanas. Il trottait dans la tête de Jay des millions de questions et il voulait avant tout trouver une solution à ses multiples problèmes.
Jay Whittaker était le fils cadet d'un riche homme d'affaire récemment mort qui avait légué la majorité de ses biens à ses fils dont une brasserie à ses deux fils, Robert et Jay Whitakker. Cependant, Robert et Jay n'arrivait pas à s'entendre au sujet de la succession. En effet, Robert voulait vendre la brasserie à une autre entreprise et partager les gains avec son frère cadet tandis que Jay voulait faire fructifier la brasserie familiale. Les deux frères n'arrivait pas à trouver un terrain d'entente si bien que Robert menaça Jay de prendre un avocat pour forcer Jay à lui laisser la brasserie.
Jay ne voulait pas se disputer avec son frère aîné ni provoquer des disputes familiales surtout pour des biens de sucession. Il avait horreur des situations où des membres de famille se disputaient pour des propriétés ou des biens de succession. Robert et lui s'étaient toujours très bien entendu depuis toujours bien que Robert était le fils préféré de leur père, le regretté Thomas Whittaker. Cependant Jay n'avait jamais envié l'affection additionnelle que son père accordait à Robert qui travaillait davantage et prennait plus de directives dans les décisions concernant l'entreprise.
Cependant, malgré la volonté de Jay Whittaker de ne pas se froisser avec son frère, il ne voulait pas laisser tomber l'entreprise familiale. La Brasserie Whittaker était l'une des plus vieilles des États-Unis et avait largement contribué dans l'évolution des activités industrielles nationales. C'était une entreprise familiale passant de père en fils et Jay voulait que cette tradition perdure.
Jay resta accoudé à la table du bar quelques minutes, réfléchissant, le regard vide. Au bout d'une vingtaine de minutes, il appela le serveur, paya l'addition et monta au volant de sa Mercedes Benz. Il roula quelques dizaines de minutes avant d'arriver devant un luxueux appartement. Il gara la voiture et monta directement au plus haut étage de l'appartement. Il y entra, prit une douche et se mit au lit.
Il lui fallut une bonne demi-heure avant que le sommeil l'emporte. Son esprit était tracassé par tous ses calculs tortueux qu'il avait effectué. Dans ses rêves, il se voyait à la tête de la Brasserie familiale entouré de femmes les unes plus belles que les autres et finalement avec une belle marabou aux cheveux crépus. Cette marabou était sa femme chance, celle qui lui apportait un sentiment de victoire et qui lui permettait de dormir avec assurance. Ainsi donc, demain il pourra faire ce à quoi son esprit s'était heurté en ayant la ferme assurance de la réussite de sa décision.