17. Prune retint Sandro qui s’apprêtait à tourner les talons. — Ils nous ont vus, ça aurait l’air louche. Elle s’engagea sur un autre chemin, mains dans les poches, l’écharpe remontée sur le nez. Sandro jura sans discontinuer en lui emboîtant le pas. À peine dix mètres plus loin, l’un des tisseurs les héla : — Hé, ne vous éloignez pas du dirigeable ! Restez dans la zone autorisée ! Prune marmonna un assentiment en se donnant la plus grosse voix possible. Avec un peu de chance, elle aurait l’air enrhumée. Elle et Sandro battirent en retraite, à temps pour se faire cueillir par l’un des membres de l’équipage. — Oh, les tire-au-flanc, là ! Donnez la main pour enrouler les câblages, on décolle dans moins de dix minutes ! Sandro se précipita vers une bobine et mit du cœur à l’ouvrage pou


