LXXXVIIIL’esprit et le brasMaintenant passons de l’orangerie au pavillon de chasse. Au fond de la cour, où, par un portique fermé de colonnes ioniennes, on découvrait les chenils, s’élevait un bâtiment oblong qui semblait s’étendre comme un bras au-devant de cet autre bras, le pavillon de l’orangerie, demi-cercle enserrant la cour d’honneur. C’est dans ce pavillon, au rez-de-chaussée, qu’étaient renfermés Porthos et d’Artagnan, partageant les longues heures d’une captivité antipathique à ces deux tempéraments. D’Artagnan se promenait comme un tigre, l’œil fixe, et rugissant parfois sourdement le long des barreaux d’une large fenêtre donnant sur la cour de service. Porthos ruminait en silence un excellent dîner dont on venait de desservir les restes. L’un semblait privé de raison, et i


