XCLe bras et l’espritLe souper fut silencieux, mais non pas triste ; car de temps en temps un de ces fins sourires qui lui étaient habituels dans ses moments de bonne humeur illuminait le visage de d’Artagnan. Porthos ne perdait pas un de ces sourires, et à chacun d’eux il poussait quelque exclamation qui indiquait à son ami que, quoiqu’il ne la comprît pas, il n’abandonnait pas davantage la pensée qui bouillonnait dans son cerveau. Au dessert, d’Artagnan se coucha sur sa chaise, croisa une jambe sur l’autre, et se dandina de l’air d’un homme parfaitement satisfait de lui-même. Porthos appuya son menton sur ses deux mains, posa ses deux coudes sur la table et regarda d’Artagnan avec ce regard confiant qui donnait à ce colosse une si admirable expression de bonhomie. – Eh bien ? fit d’Ar


