LXXXRetourAthos et Aramis avaient pris l’itinéraire que leur avait indiqué d’Artagnan et avaient cheminé aussi vite qu’ils avaient pu. Il leur semblait qu’il serait plus avantageux pour eux d’être arrêtés près de Paris que loin. Tous les soirs, dans la crainte d’être arrêtés pendant la nuit, ils traçaient soit sur la muraille, soit sur les vitres, le signe de reconnaissance convenu ; mais tous les matins ils se réveillaient libres, à leur grand étonnement. À mesure qu’ils avançaient vers Paris, les grands évènements auxquels ils avaient assisté et qui venaient de bouleverser l’Angleterre s’évanouissaient comme des songes ; tandis qu’au contraire ceux qui pendant leur absence avaient remué Paris et la province venaient au-devant d’eux. Pendant ces six semaines d’absence, il s’était passé


