LXXXILes ambassadeursLes deux amis se mirent aussitôt en route, descendant la pente rapide du faubourg ; mais arrivés au bas de cette pente, ils virent avec un grand étonnement que les rues de Paris étaient changées en rivières et les places en lacs. À la suite de grandes pluies qui avaient eu lieu pendant le mois de janvier, la Seine avait débordé et la rivière avait fini par envahir la moitié de la capitale. Athos et Aramis entrèrent bravement dans cette inondation avec leurs chevaux ; mais bientôt les pauvres animaux en eurent jusqu’au poitrail, et il fallut que les deux gentilshommes se décidassent à les quitter et à prendre une barque : ce qu’ils firent après avoir recommandé aux laquais d’aller les attendre aux Halles. Ce fut donc en bateau qu’ils abordèrent le Louvre. Il était nui


