Auteure tiedoroo djok chro
Narratrice externe
Les ambulanciers sont venus transporter les blessés alors qu'amina était toujours sous le choc.
Fatima zahra aussi était inquiète.
Une bagarre entre son époux et son frère jumeau.
Tous les membres de la famille étaient inquièt et se demande pourquoi es-ce que youssef a fait une telle chose.
Amina savait la réponse,mais était traumatisée.
Cette image de youssef dans un bain de sang ne fait que tourner en boucle dans sa tête.
Après avoir examiné Khalil et amina qui allaient bien,ils sont rentrés à la maison.
Abdallah et mariam sont rester à l'hôpital pour veiller sur youssef qui était en soin intensif.
Il avait reçu la balle dans son épaule,mais heureusement que la blessure n'était pas profond.
Amina se rappelle de quelques souvenirs et compris que youssef n'as pas tourner la page.
Fatima zahra était épuisé et décide de se reposer avant de contrôle ses recherches.
Une semaine plus tard...
Une semaine que la demeure familiale était calme.
Youssef doit rentrer à la maison aujourd'hui et ils sont allés l'accueillir.
Assis sur le fauteuil en face des autres membres de la famille,Bachir comme à son habitude devrait confier un autre secret.
_ je ne vais pas être longue et lorsque j'aurais terminer,youssef prendrais la parole et nous allions régler ce problème.
_ youssef souffre d'un trouble de la personnalité.
Tous les têtes se dirigèrent vers youssef.
_ cet trouble est due d'un complexe. Il pensais que les autres n'aimaient pas sa vraie nature donc il créait une autre personnalité de lui.
Avec le temps,cette personnalité a caché sa vraie nature et il est incapable de gérer deux personnalités en un seul corps.
Il venait souvent se confier à moi.
Je ne vais pas en dire plus. Youssef?
_ je tiens d'abord à m'excuser auprès de vous.
J'étais quelqu'un de calme et timide.
Lorsque les invités venaient chez nous,ils voulaient tous jouée avec fatima zahra
J'essayais de m'approcher d'eux, mais personne ne me calculait.
Contrairement à moi,fatima était une vraie boule de joie .
Papi et maman aussi était tout le temps collé à elle et étaient paniqué même si elle a un rhume
Papa qu'ant à lui était tout le temps entre les avions et oncle karim , tu étais trop occupée à jouer avec leila.
Papi et fatima faisais des piques-n***e ensemble et oncle karim le faisais avec leila pendant. Personne d'entre eux ne m'invitait.
_ on pensait que tu...
_ que je suis ne voulais pas aller et que je préférais rester seul,termine t-il.
_ oui,dit sa jumelle.
_ je n'aimais pas être seul,j'étais obligé.
Je me sentais seul lors de vos sorties. Les rares fois où vous m'amener,c'est à fatima de choisir où on doit aller et ce que nous allions manger.
Vous vous rappelez lorsque j'ai commencé à crier lorsqu on était dans un restaurant ?
Maman m'as gronder disant que je n'aimais pas être dans la foule. Ce n'était pas le cas.
J'étais allergique aux oeufs et c'était le plat qu'avait choisi fatima. Je criait parceque mon corp me picotait .
_ pourquoi tu n'as rien dit?
_ tu sais tout les choses auxquelles fatima est allergique alors que tu ne connais pas les miens .
Bref
À l'école,c'était pire.
Personne ne voulait être mon ami, car ils disaient toutes que je suis froid et aigri. J'étais devenue solitaire.
J'avais juste besoin d'attention,juste un oreille attentif, mais je ne savais pas vers qui aller.
Je me suis alors enfermés sur moi .
J'étais devenue dépressif.
Je me sentais exclu dans votre vie.
Personne ne me demandait comment j'allais,si j'ai besoin de quelque chose
Ou me demander ce que j'ai fait pendant la journée comme vous le faisiez avec fatima zahra .
J'utilisais cette apparence d'homme qui s'en foutait pour pouvoir camoufler mes ressentis.
Mais personne ne voyait mes qualités,on me prenait toujours pour un garçon qui ne souriait jamais .
Et même pendant les vacances, personne ne voulais jouer avec moi à part amina qui prenait ma défense alors que je suis plus âgée qu'elle.
Lors de notre seizième anniversaire, oncle Bachir était venu vers moi alors que j'étais assis dans le jardin.
Personne n'avais remarqué mon absence alors que c'était aussi mon anniversaire.
Il a remarqué que quelque chose n'allait pas chez moi et lorsqu'il m'a demandé ce que je faisais là au lieu de m'amuser ,je fus ému ,car c'était la première fois que quelqu’un s'intéresse à moi à part mon ami .
Vu que j'avais besoin de me confier,je l'ai fait et il est devenu mon confident.
Je lui parlais de tout ce qui se passait dans ma vie et cela m'avais beaucoup aidée physiologiquement.
Avec le temps,j'ai commencé à développer des sentiments pour elle (Amina )
car pour moi, elle était la seule personne qui m'aime.
Je voyais en elle la clef de mon bonheur .
Un jour,je lui ai demandé de me suivre pour lui montrer une surprise.
Je n'étais pas moi même ce jour alors,j'ai tenté d'abuser d'elle.
Heureusement qu'elle a pu se défendre.
Je lui ai dit que j'étais amoureux d'elle,mais elle a été très clair avec moi .
Un mois plus tard,nous nous sommes retrouvés au Mali.
Honteux,je me suis excusé en disant que c'était juste un malentendu et elle m'as pardonner.
Avec le temps,mon obsession pour elle s'agrandait de jour en jour.
Après une série d'explication et de demande de pardon,la réunion familiale pris fin.
Un mystère de moins.
_ comment avez-vous su où nous étions ?
_ j'ai localisé ton téléphone lors de notre appel
_ je voulais savoir,comment as-tu su que c'était moi?
_ ça n'as pas d'importance,dit fatima pour changer de sujet.
_ la maison appartient à qui ?
_ un ami
_ un ami? Je ne savais pas que tu as un ami ici,dit sa soeur jumelle.
_ c'est un homme à qui je me confiait souvent. Je ne le connais pas,car nous parlons qu'au téléphone .
_ comment s'appelle t-il ?
_ euhm.. J'ai oublié son nom ,mais je me rappelle qu'il s'appelle mr...
_ mr j? Dit fatima
_ oui,tu le connais ?
_ non,mentit-elle.
20h30...
Après avoir prier et dîner,ils se regroupent tous au salon.
Comme pendant chaque vacance familiale,Abdallah pris la parole.
_ aujourd'hui,nous allions parler de assya ,la femme de pharaon.
_Assya, Epouse de Pharon
Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit : "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison au Paradis. Sauve-moi de Pharaon et de son oeuvre ; et sauve-moi des gens injustes". (Coran 66.11)
Assya est un exemple à suivre pour les femmes croyantes. En effet, voilà une femme qui vivait dans des palais immenses, entourés de jardins verdoyants où coulaient les eaux bleues et pures du Nil.
Elle vivait dans la plus grande opulence avec son époux.
Mais, Assya était insensible à tout ce luxe et son coeur voulait autre chose que les biens matériels.
Elle voulait remplir son coeur de foi en Dieu, elle voulait qu'il la sauve de cet époux et de son peuple si injustes.
Elle ne voulait pas appartenir à un peuple mécréant, à commencer par celui qui est sensé être la personne la plus proche d'elle, son époux.
Mais quelle est donc l'histoire de cette femme illustre ?
Pharaon régnait sur l'Egypte à partir de ses palais royaux, entourés des plus beaux jardins. Mais il était un roi injuste, dur, brutal envers ses sujets.
Il les martyrisait de toutes les façons.
Mais son injustice avait atteint son paroxysme avec une partie de ceux qui vivaient en Egypte, sans être égyptiens : Les Fils d'Israel.
Il pratiquait à leur égard toutes sortes de vilenies, mais ils étaient patients et enduraient le mal de ce Pharaon sans se révolter.
Cependant, un des sorciers, oracle du roi lui dit un jour qu'un des enfants d'Israel viendrait au monde et ferait périr son royaume.
La haine de Pharaon décupla et il décida, sous le coup de la peur et de la colère, de tuer tous les enfants mâles d'Israel qui naissaient après qu'il eut su la funeste nouvelle.
Mais les desseins de Dieu se réalisent, malgré tout ce que peuvent faire les Pharaons de la terre.
Au moment où Pharaon mettait sa sentence à exécution et où tous les nouveau-nés d'Israel étaient jetés dans le Nil, Moïse vint au monde.
Jocabel, sa mère, put le cacher pendant trois mois, avant de se résigner à se séparer de lui, mais pas pour le remettre à Pharaon et à ses bourreaux.
Son enfant était si beau, elle l'aimait tellement! Elle préféra le remettre à Dieu : elle prépara une caisse rembourrée, y mit son enfant et le mit sur le Nil.
Elle avait une fille qu'elle chargea de suivre la caisse autant que possible.
Ainsi, son coeur se tranquillisa par la grâce de Dieu car elle croyait en Sa miséricorde.
Les flots transportèrent le berceau tout le long de la berge jusqu'à un point où elle se coinça entre des escaliers de marbre.
C'était des escaliers qui menaient au Palais du Pharaon bâti sur les berges du Nil, et c'est un endroit où venaient la femme et les filles du Pharaon accompagnées de leurs servantes et coiffeuses.
La femme de Pharaon, installée à un balcon, vit la caisse qui flottait avec le joli bébé dedans.
Mais elle n'était pas la seule à l'avoir aperçu, les gardes aussi l'avaient vu et, comprenant qu'il s'agissait d'un enfant hébreu, prirent tout de suite leurs outils meurtriers pour l'exécuter.
Elle descendit et demanda à regarder l'enfant de près.
Son coeur fondit d'amour pour lui, et, contrairement à ceux qui allaient tuer un enfant sans aucune pitié, car il pourrait représenter un danger pour le pharaon, elle demanda à son époux d'épargner ce bébé et de l'adopter, peut être sera il un bon enfant pour eux :
« Peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons nous pour fils. » (Coran 28.9)
Elle insista tellement que Pharaon finit par céder.
L'enfant fut donc emmené au palais royal, entouré de l'amour de sa mère adoptive.
Quand à sa vraie mère, Dieu lui donna la paix et la tranquillité que seule une grande foi pouvait donner.
Elle avait confié son enfant à son Créateur et n'avait plus peur pour lui.
Allah lui préparait aussi une grande joie en retour de sa foi immense.
Assya et Pharaon cherchèrent une femme pour allaiter le petit et ramenèrent beaucoup de femmes parmi lesquelles se trouvaient des israéliennes.
Mais l'enfant ne voulait téter le sein d'aucune d'elles et détournait la tête en pleurant.
La soeur de Moïse était présente (en tant qu'esclave) et Pharaon lui demanda de chercher une femme pour allaiter le petit.
Elle leur dit qu'elle allait ramener une femme le plus tôt possible car elle voulait faire plaisir à sa maîtresse et son époux.
Marie, la soeur de Moise, courut chez sa mère pour lui annoncer la bonne nouvelle.
La mère, pleine d'amour et de lait, et malgré sa peur d'être reconnue comme la vraie mère de Moïse, courut au palais.
En y arrivant, elle entendit les cris stridents de l'enfant et Assya qui était désespérée.
Elle s'approcha de l'enfant et il mit à la téter goulûment.
Mais alors que Assya fut très heureuse, Pharaon exprima de l'étonnement et demanda son identité à la femme.
Elle lui dit : "Je suis une femme qui a l'habitude d'allaiter les enfants et mon lait est bon. Tous les enfants réagissent de la même façon dès que je m'approche d'eux."
Les doutes de Pharaon se volatilisèrent et il demanda à son ministre, Haman, d'augmenter le salaire de cette femme et de la traiter aussi bien que possible.
La joie de la mère de Moise ne connut plus de limites, et elle ne sut comment se contenir quand Assya demanda à ce qu'elle habite avec eux au Palais et qu'elle soit bien nourrie pour donner le meilleur lait.
Elle la remercia du fond de son coeur, mais lui dit : "Majesté, je souhaiterai prendre l'enfant pour l'allaiter chez moi car je ne suis bien que chez moi et c'est là que mon lait est bon pour les enfants que j'allaite."
Assya accepta pourvu que Moise ait le lait qu'il lui faut !
Moise revint donc chez lui, porté par sa mère qui ne cessait de remercier Dieu.
Assya l'envoyait chercher dès qu'elle sentait le manque de l'enfant dans son coeur, elle aussi, car elle aimait beaucoup ce bel enfant.
Moïse grandit et se mit à marcher comme tous les enfants, entouré du grand amour de deux femmes : sa mère et Assya la femme de Pharaon, qui sentait grandir son amour pour lui au fur et à mesure.
Elle le protégeait de son époux de peur qu'il ne décide quand même de tuer l'enfant, sous l'effet de son ministre obséquieux.
Elle voyait en effet, Hamman son ministre et ses soldats se prosterner devant Pharaon qui se prenait pour un dieu, et elle n'aimait pas cela elle-même alors que c'était son époux.
Elle savait que tout cela était un mensonge.
Au fond de son coeur pur et droit, elle savait que son époux ne pouvait pas être dieu.
Il n'était qu'un mortel et elle ne se prosternait jamais devant lui comme les autres.
Quand l'enfant fut sevré, sa mère l'emmena au palais et le laissa à sa mère adoptive.
Il allait vivre au sein du peuple qu'il allait faire périr, avec l'aide de Dieu, le Vrai, l'Omniscient, pas le dieu de pacotille qu'était Pharaon et qui ne se rendait même pas compte de ce qui l'attendait.
Au centre de ce peuple perdu, Moise grandissait et devint un jeune homme.
Un jour, le mari d'une de ses servantes vint lui apprendre une terrible nouvelle : Moïse avait tué un Egyptien pour sauver un Hébreu après que celui-ci ait sollicité son aide !
Au moment où il lui racontait ce qui s'était passé, elle entendit Pharaon crier de toute sa force, faisant vibrer les murs du palais.
Il cherchait Moïse et voulait qu'on le mette aux arrêts immédiatement.
Il faut que l'Egyptien soit vengé de cet hébreu inférieur.
Assya eut peur pour Moïse et elle se mit à implorer le Dieu Tout Puissant auquel elle a toujours cru au fond d'elle-même, celui pour qui rien n'était impossible.
Elle lui demanda de sauver Moïse des sanguinaires qui cherchaient à le tuer.
Elle envoya alors Ezéchiel, le mari de sa servante, qui croyait en Dieu lui aussi de façon innée et ne se soumettait à Pharaon qu'en surface, pour avertir Moïse de ce qui l'attendait afin qu'il puisse s'enfuir :
« Ô Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C´est le conseil que je te donne » (Coran 28.20)
Moise écouta l'homme attentivement et suivit son conseil sur le champ.
Revenant vers sa maîtresse, qu'il trouva tremblante, il lui dit : "N'aie pas peur, maîtresse, j'ai avertit Moïse du danger qui le guette et je lui ai conseillé de quitter la ville.
Je ne crois pas qu'un seul soldat ait pu arriver à l'attraper avant qu'il n'ait fuit."
Assya fut apaisée par ces paroles et loua Dieu de sauver Moise, son enfant chéri, qu'elle a élevé comme le sien.
"Mais mon Dieu, pourrais-je vivre longtemps sans le voir et sans l'entendre, sans savoir où il est ?"
Elle demanda à son serviteur le lieu où pouvait se cacher son fils, mais il lui répondit que seul Allah le savait.
Des années passèrent et Moise ne revint pas en Egypte, laissant un vide dans le coeur de sa mère adoptive.
Elle désespérait de le revoir à nouveau car il avait tout simplement disparu et aucune nouvelle ne lui parvenait de lui.
Pharaon, oublieux, était heureux de la disparition de Moise et pensa qu'il était sauvé de la mauvaise prédiction de son oracle.
Mais un jour, Moïse revint, mais pas les mains vides : il revenait avec un message du Dieu véridique, Dieu Tout-Puissant, le Dieu de tous les humains, Pharaon y compris. Moïse était un prophète !
Il avait été missionné pour porter son message en terre d'Egypte, pour Pharaon d'un côté et pour son propre peuple, les hébreux, de l'autre.
Le premier devait cesser de se prendre pour un dieu et les seconds devront se libérer de son esclavage.
Pharaon et ses soldats avaient été trop injustes et despotes, orgueilleux au point de prendre un humain pour un Dieu et obligèrent tous ceux qui vivaient sous leur coupe à se prosterner devant lui et à se soumettre à ses désirs.
Moïse a été envoyé donc pour mettre fin à tout cela par un coup de la justice divine.
Conforté dans sa foi par les preuves que lui avait donné Dieu Tout-Puissant, il avait quand même peur d'être tué par Pharaon par vengeance : « Mon Seigneur ! J'ai tué l'un d'entre eux, je crains donc qu'ils ne me tuent. » (Coran 28.33)
Allah apaisa son coeur et Moïse, ainsi renforcé, s'en alla accomplir l'ordre de Dieu.
Il devait porter le message d'Allah à un peuple perdu et dévoyé ! Quelle difficile mission, mais quel honneur aussi ! Dieu lui permit d'avoir un compagnon : Aaron, son frère.
Assya était loin de se douter de tout ce qui se préparait.
Elle ne s'attendait plus à revoir Moïse, encore moins à le voir revenir pour détruire le royaume de son époux injuste.
Quand on vint lui dire que Moïse et son frère étaient au palais, elle fut prise de joie de le revoir, mais en même temps elle eut peur pour lui qu'il ne soit tué.
Elle sut que Moïse demandait à rencontrer Pharaon pour l'entretenir d'une chose importante.
Elle se mit alors à un balcon qui donnait sur la salle d'audience d'où elle pouvait tout voir et tout entendre.
Moïse entra donc avec son frère Aaron car Allah leur avait ordonné d'aller voir Pharaon pour lui dire qu'ils étaient envoyés par Dieu, qu'il devait arrêter d'être si injuste avec leur peuple, les Hébreux.
Moïse dit : "Laisse nous émigrer avec notre peuple israélien et ne le fais plus souffrir."
Pharaon lui répondit : "Es-ce toi Moïse qui parle ainsi alors que nous t'avons élevé parmi nous et tu as grandi dans nos palais ?"
Assya, entendant ces paroles, pensa que la discussion allait s'arrêter là, mais la réponse de Moïse fut terrible : "Crois-tu que tu m'a fais du bien en m'ayant élevé dans ton palais ? Si tu n'avais pas été si impitoyable envers mon peuple, j'aurais été élevé dans la maison de mon père où je suis né.
Mon éducation chez toi n'est-elle pas la preuve de ton injustice envers eux et leur esclavage ?"
Pharaon se mit en colère et lui dit : "C'est pour cela que, ingrat, tu as tué un homme de mon peuple!"
Moïse répondit : "Que non, je ne m'étais point vengé et c'était une erreur de ma part ! C'est pour cela que j'ai fuis ; mais mon Dieu, le Dieu de tous les hommes, m'accorda ses faveurs et me donna la connaissance et la sagesse, et fit de moi un de ses envoyés".
Pharaon resta un moment silencieux puis dit : "De quel Dieu parles-tu donc ?"
Moïse lui dit : "Si tu avais regardé autour de toi, si tu avais regardé les créatures qui vivent autour de toi, si tu avais seulement regardé ton propre être, tu aurais su que mon Dieu est Celui qui a crée les cieux et la terre".
Pharaon n'en pouvait plus de colère et se mit à crier aux gens qui l'entouraient : "Entendez-vous donc, Ô peuple ? Entendez-vous ce que racontent ces deux hommes ? Dites leur donc qui est votre dieu ? "
Assya dès qu'elle entendit les paroles de Moïse se mit à murmurer : "Oui, je crois au Dieu de Moïse et de Aaron."
Moïse dit à Pharaon :
"Mon Dieu et votre Dieu est le Dieu de vos pères et de vos ancêtre, c'est le Seigneur du levant et du couchant et de tout ce que contient la terre, si seulement vous compreniez !"
Pharaon le menaça comme un enfant puéril : "Si tu prend une autre divinité que moi, je te jette en prison !"
Moïse répondit sereinement : "Et si je te donnais une preuve irréfutable que mon Dieu est plus puissant que toi, est-ce que tu me croirais ?"
Se prêtant au jeu avec l'assurance que donne l'ignorance, Pharaon dit : "Montre-moi donc tes preuves et tes miracles, si tu es sincère."
Assya, toujours à son balcon, se dit : "Depuis quand est-ce que Moïse est devenu sorcier ? Ou bien est-ce son miracle pour convaincre mon époux si orgueilleux et si imbu de lui-même ?"
Inquiète pour Moise, perturbée, elle se parlait à elle-même : "Mais mon cher Moïse, que fais-tu là ? Ne sais-tu pas que ce peuple est passé maître dans l'art de la sorcellerie ? Tu ne pourras pas les battre à cet art maléfique."
Puis elle se concentra de nouveau sur la scène qui se déroulait sous ses yeux et elle vit Moïse jeter un bâton en l'air.
Mais quand le bâton retomba par terre, il se transforma en un serpent qui ouvrit une gueule immense comme s'il voulait avaler quelqu'un, par exemple Pharaon, vers qui il se dirigea, le terrorisant.
Mais Pharaon se reprit vite et dit à Moise : "Est-ce là tout ce que tu peux faire ? C'est un bien simple jeu !"
Moïse ne répondit pas, mais mit sa main dans sa poche et la ressortit : elle était devenue si blanche et éclatante qu'elle illumina l'horizon.
Assya, spectatrice invisible, se dit : "Allah ne peut que soutenir Moïse et c'est Pharaon le perdant."
Elle avait eu un frémissement à la vision du serpent, mais elle fut remplie de joie quand elle vit la peur de son époux qui a compris qu'il pouvait avoir peur comme tous les humains et qu'il n'était point un dieu.
Elle était tellement excédée par son orgueil mal placé et sa mécréance !
Ce qui lui faisait le plus mal, c'est qu'il se laissait aller à l'obéissance aveugle de sa cour qui renforçait en lui son sentiment d'être au-dessus des autres humains et qu'il pouvait disposer d'eux comme il voulait, surtout pour ceux qui étaient considérés comme des inférieurs, ses esclaves, les israéliens.
Pharaon, qui a vite retrouvé son assurance, dit à sa cour : "Ô peuple, acceptez-vous que Moïse et son frère vous fassent sortir de votre terre par leur magie ?" Quelques uns de ses conseillers lui dirent : "Mets-les en prison, grand Pharaon, et envoie chercher ceux qui, parmi ton peuple, maîtrisent le mieux la magie et la sorcellerie."
Il fut d'accord et envoya chercher les plus grands magiciens de son royaume pour vaincre Moïse.
Assya ne cessait, cependant, de repenser au discours tenu par Moïse et Aaron à Pharaon : « Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d´Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin ! Il nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui refuse d´avoir fois et qui tourne le dos. » (Coran 20.47)
Ainsi que leurs dernières paroles : « Notre Seigneur est celui qui a donné à chaque chose sa propre nature puis l´a dirigée. » (Coran 20.50)
Elle se rappelait tout cela et se disait que Pharaon avait tort de polémiquer autant, car pour elle il n'y avait aucun doute sur la véracité de ce que révélait Moise. Quand Pharaon avait dit : « Qu´en est-il donc des générations anciennes ? » (Coran 20.51)
Moise lui avait répondu, plein de soumission devant la puissance de son Seigneur : « La connaissance de leur sort est auprès de mon Seigneur, dans un livre. Mon Seigneur [ne commet] ni erreur ni oubli. C´est Lui qui vous a assigné la terre comme berceau et vous y a tracé des chemins; et qui du ciel a fait descendre de l´eau avec laquelle Nous faisons germer des couples de plantes de toutes sortes." "Mangez et faites paître votre bétail". Voilà bien là des signes pour les doués d´intelligence. » (Coran 20.52)
Assya se rappelait donc ces paroles et s'en pénétrait. Elle était parmi les premières personnes à croire en Moise, ainsi que sa servante et son mari en qui elle avait confiance. Ils croyaient en effet en Allah, l'Unique, mais devaient cacher leur foi à Pharaon. Et pendant qu'elle se faisait coiffer dans ses quartiers, elle entendit Pharaon hurler des menaces contre Moïse, lui promettant une défaite humiliante devant le savoir-faire de ses magiciens à lui. Le lendemain, les gens se réveillèrent et tous, ils se préparaient au grand rendez-vous entre les magiciens de Pharaon et Moise, le Messager de Dieu.
Les sorciers commencèrent par jeter leurs bâtons eux aussi et ils se transformèrent en horribles serpents qui firent reculer Moise. Mais Dieu lui raffermit son coeur et Moise fit la même chose avec son bâton. Son serpent fut plus fort que tous les serpents des magiciens et il se mit à les avaler l'un après l'autre.
Assya faillit crier de joie, mais elle se retint et loua Dieu du fond de son coeur.
Mais sa joie ne connut plus de limites quand elle entendit les magiciens reconnaître publiquement qu'ils croyaient ce que leur proposait Moise car son savoir était surhumain.
Pharaon, ivre de colère, mit certains d'entre eux à mort, et tortura les autres. Mais eux savaient que leur dernière demeure serait le Paradis et la récompense de Dieu.
Complètement brisé et humilié par ce qu'il venait de vivre, Pharaon s'en retourna dans son palais. Assya aussi était triste pour les magiciens. Mais autant elle se soumettait à la volonté de Dieu, autant Pharaon se révoltait contre tous les signes que Dieu lui envoyait et s'entêtait à vouloir se venger de Moïse : « Laissez-moi tuer Moïse. Et qu´il appelle son Seigneur ! Je crains qu´il ne change votre religion ou qu´il ne fasse apparaître la corruption sur terre. » (Coran 40.26)
_ nous allons continuer le reste du récit la prochaine fois incha'allah,dit-il avant de se lever.
_ quel récit émouvant,dit une voix.
__par les chroniques d'une djok 2__