ÉPILOGUE IIVendredi 30 octobre. Avant-veille de la Toussaint. Je rangeai ma voiture sur le parking d’un grand magasin de la périphérie de Morlaix, auprès d’un grand chapiteau blanc. Une exposition-vente de fleurs de la Toussaint. Un océan de chrysanthèmes, d’azalées et de bruyères de toutes les couleurs. Comme la plupart des gens, je sacrifiais à ce rituel. Un pot de fleurs pour la tombe de mes parents et un autre pour celle d’une vieille dame pour laquelle j’avais éprouvé beaucoup de tendresse quelques années auparavant. Arsène Lachuer n’avait guère changé ; son petit cou de poulet étique sortait de la même chemise à carreaux bleus au col élimé que le jour où nous l’avions interrogé dans nos bureaux. Un pot de fleurs, plus large que sa poitrine, lui dépassait la tête qu’il penchait de c


