Hadès la porta avec une douceur empreinte de désir jusqu'au lit, sans rompre l'étreinte brûlante de leurs lèvres. Mathilde noua ses bras autour de son cou, le cœur battant, comme si elle cherchait à ancrer cet instant dans le réel, à le retenir avant qu'il ne s'efface. Sa robe, soigneusement ajustée pour son rang, glissa peu à peu le long de ses jambes sous l'impulsion de leurs gestes fébriles, découvrant la blancheur de ses cuisses au rythme des frissons. La main de Hadès, impatiente et assurée, remonta avec lenteur le long de cette peau qu'il avait si longtemps rêvée sans jamais oser la toucher. Un gémissement échappa aux lèvres de Mathilde, léger, étouffé, mais chargé de toute la tension refoulée. Ils n'étaient plus que deux âmes égarées, consumées par une passion qu'aucune loi, aucun


