II Ce soir-là, chez lui, Olivier donna aux deux dames une explication complète de l'affaire, commodément installé dans son fauteuil, avec le bras droit bandé et maintenu par une écharpe. Sa mère et sa femme n'avaient point pu l'approcher, au moment de la catastrophe ; mais un messager était venu leur apporter la nouvelle que le jeune orateur n'était blessé que légèrement, et que les médecins étaient d'accord pour n'éprouver aucune inquiétude. – Oui, c'était un catholique ! expliquait Olivier. Et sans doute son attentat était prémédité, car on a trouvé son revolver chargé. Mais, cette fois, – ajouta-t-il, en souriant, à l'adresse de Mabel, – aucun prêtre de sa religion n'a eu le temps d'intervenir auprès de lui ! En effet, Mabel avait déjà lu, sur les placards télégraphiques, le sort du


