III Mabel se rappela ce que son mari lui avait demandé, et, pendant quelques jours, fit de son mieux pour observer la vieille dame ; mais elle n'aperçut rien qui pût l'alarmer. Mme Brand, par instants, était bien un peu silencieuse ; mais elle continuait, comme d'habitude, à s'occuper de ses petites affaires. Quelquefois, elle demandait à la jeune femme de lui faire une lecture ; et elle écoutait, sans aucune trace de déplaisir, tout ce qu'il plaisait à Mabel de lui lire. Tous les jours, elle dirigeait le travail de la cuisine, tâchait à varier les menus, et s'intéressait passionnément à tout ce qui concernait son fils. Ce fut elle qui, de ses mains, prépara sa malle, lorsqu'il eut à partir précipitamment pour Paris ; et elle lui dit encore adieu, par la fenêtre, lorsqu'il descendit le pe


